La BREV Subtest par Subtest

 

  1. Mémoire des chiffres
  2. Phonologie / Articulation
  3. Lexique / Evocation lexicale
  4. Expression syntaxique
  5. Graphisme
  6. Fluence verbale
  7. Discrimination visuelle
  8. Métaphonologie
  9. Lecture
  10. Complétion de formes
  11. Attention sélective motrice
  12. Calcul et traitement des nombres
  13. Les scores

 

1. Sériation de jetons
La sériation de jetons étudie les capacités de raisonnement non verbal de l'enfant de 4 à 6 ans et, de plus, permet de débuter la passation par une épreuve d'imitation ne mettant pas en jeu le langage. L'appariement des jetons par couple de couleur et forme est très vite possible partiellement dès 4 ans et complètement après 5 ans.

2. Mémoire des chiffres
La répétition de chiffres est une des façons d'explorer la " mémoire phonologique à court terme ". Cette mémoire est l'espace de mémoire transitoire où les informations verbales sont stockées avant d'être ou non mise en mémoire à plus long terme. Par exemple lorsqu'un enfant entend l'énoncé d'un problème de mathématiques, il doit stocker le début de l'énoncé avant de pouvoir le résoudre. Ce " dynamomètre" de la mémoire augmente avec l'âge en période préscolaire pour atteindre cinq à six chiffres chez l'adulte. Le nombre de chiffres répétés dans la BREV augmente régulièrement de trois en moyenne (entre deux et quatre) à 4 ans, à quatre (entre trois et cinq) à 8 ans révolus. Cette capacité de mémoire est très liée aux apprentissages en langage écrit comme en calcul. Il va sans dire que le strict respect de la consigne est indispensable à l'interprétation des résultats : lire les chiffres régulièrement, distinctement, un par seconde.

3. Phonologie / Articulation
Le subtest de phonologie explore les capacités de production de la parole : c'est à dire les compétences en articulation et phonologie. L'articulation est caractérisée par les capacités à prononcer les sons isolément (par exemple le " r "). La phonologie est caractérisée par la capacité de prononcer les sons à l'intérieur d'un mot.
Les capacités articulatoires et phonologiques, chez l'enfant normal se développent régulièrement à l'âge préscolaire. A 5 ans et demi tous les sons sauf les oppositions sourdes sonores (" chaise " et " Ses ") sont acquises. La validation de la BREV dans la population normale a montré effectivement une augmentation régulière du score avec une certaine dispersion entre 4 et 5 ans et demi puis une quasi saturation au delà de cet âge (deux erreurs sur vingt syllabes pour le 10ème percentile soit les 10% d'enfants normaux les moins performants). L'existence d'un faible score, si il est isolé, signe le retard de parole. La persistance d'un faible score à l'âge d'apprentissage de la lecture est un des éléments du tableau de dyslexie phonologique.

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4. Lexique / Evoquation lexicale
Il a été choisi d'explorer les capacités lexicales à travers la dénomination de cinq images dont l'valuation de l'ELOLA avait montré qu'elles étaient normalement évoquées par 90% des enfants normaux de la tranche considérée. La fonction étudiée est l'accès au lexique, de sorte que seules les dénominations exactes (radiateur et non chauffage) seront considérées comme justes. Les moyennes en fonction de la classe d'âge augmentent à l'intérieur des trois séries d'âge : 4 ans à 5 ans et demi, 5 ans et demi à 7 ans et demi, puis 7 ans et demi à 9 ans. Mais, les différences ne sont pas toujours significatives du fait d'écarts faibles.
La dénomination de l'image par sa fonction (radiateur par chauffage) ou par un mot de la même classe sémantique mais plus usuel (tasse par bol) doit amener l'examinateur à inciter l'enfant à donner le mot exact : " C'est bien, mais ce n'est pas tout à fait cela ".
Attention : La dénomination de la ceinture par " montre " peut témoigner d'une ambiguïté de l'image et l'examinateur doit inciter l'enfant à la regarder différemment : " regarde bien l'image ".
L'emplacement des images a été choisi pour explorer ultérieurement la mémoire non verbale.

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5. Expression syntaxique
Il est très difficile en pratique clinique d'explorer la qualité de la syntaxe. En effet, le langage spontané est idéal, mais il est parfois difficile à obtenir chez des enfants timides surtout s'ils ont un retard de langage. La longueur de l'énoncé dépend autant de la personnalité de l'enfant que de sa maîtrise de la langue. La répétition de syntaxe est moins aléatoire, plus reproductible, mais la qualité dépend non seulement des compétences morphosyntaxiques mais aussi de la mémoire phonologique à court terme et de l'attention. L'examinateur doit donc tenir compte de ces éléments dans l'appréciation du score, comme il doit tenir compte de la qualité des phrases autant que du score. La quasi saturation de la phrase induite dès 4 ans (moyenne à neuf), ce qui correspond à une phrase correcte de quatre mots ou une seule erreur sur une phrase plus longue, traduit bien le développement normal de la syntaxe. La longueur moyenne des énoncés est de quatre mots dès 4 ans. L'erreur : " le robot donne le crayon à le garçon (et non au) " a été observée jusqu'à 5 ans, mais pas au delà. Dans la répétition de phrase, les structures les plus complexes (" dont ", " a été interrogée ") sont acquises dès 6 ans - 6 ans et demi, bien illustrées par la saturation des scores de répétition (15/16) et du faible écart type (1/16 jusqu'à 8 ans, 0.4 au delà). Aucun enfant normal n'a fait d'omissions ou d'erreurs, sur par exemple les articles, donnant tout valeur à de telles erreurs (" donner crayon ", ou " le casquette "…).

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6. Graphisme
Le graphisme est un des subtests explorant les capacités non verbales. Il est demandé à l'enfant de reproduire neuf dessins de 4 à 6 ans et six après 6 ans. Les enfants de moins de 6 ans peuvent ne réussir aucun des six premiers dessins, il est inutile alors de leur faire copier les trois suivants. La cotation est illustrée par des exemples. Le principe retenu est celui de l'échelle de McCarthy : des critères obligatoires pour obtenir un point et des critères supplémentaires pouvant donner d'autres points. L'amélioration régulière des copies avec l'âge témoigne de l'évolution normale du graphisme.

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7. Attention visuelle soutenue
Le test de barrage des " 3 " permet d'explorer les capacités de perception et d'attention visuelle. Le nombre de " 3 " barrés en une minute augmente nettement avec l'âge (de dix en moyenne à 4 ans, à vingt à 8 ans et demi), avec un écart-type d'environ trois " 3 ". Avant 5 ans, les enfants n'explorent souvent pas systématiquement la feuille ligne par ligne. Les fausses alarmes (autre chiffre barré que le " 3 ") sont rares dans la population normale (pas plus de une à deux). La durée d'une minute est trop courte pour explorer l'attention soutenue, mais la faisabilité de la batterie imposait de limiter le temps.

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8. Fonctions exécutives : la planification
La résolution du labyrinthe nécessite une anticipation et une stratégie de planification. Avec les capacités d'attention sélective et le raisonnement de l'épreuve de complétion de formes, elle explore les compétences du lobe frontal. La cotation tient compte du temps et des erreurs effectuées malgré les consignes. L'enfant doit être encouragé à corriger ses erreurs (" tu es dans une impasse, cherche un autre chemin "). Du fait de trois labyrinthes de difficulté croissante avec l'âge, il n'est pas possible, comme dans l'vocation lexicale, d'apprécier le développement normal des capacités de planification. Seule la moyenne du premier labyrinthe (4 ans à 5 ans et demi) augmente significativement avec l'âge, les deux autres labyrinthes étant à peu près identiquement réussis à peu près de la même façon quel que soit d'âge. La corrélation significative entre le score du labyrinthe de la BREV et celui de l'échelle de Weschler (WISC ou WPPSI) donne toute sa valeur au test.

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9. Mémoire
Le dépistage d'un trouble de mémoire est inintéressant avant 6 ans.
Il a été choisi pour explorer la mémoire (en dehors de la mémoire phonologique à court terme) quatre subtests, deux verbaux et deux non verbaux. La situation du test est une situation implicite, puisque l'enfant n'a pas été prévenu du rappel ultérieur, ceci explique la grande dispersion des résultats dans toutes les classes d'âge. Un indice est fourni en cas de non rappel pour les phrases et le graphisme. Néanmoins les corrélations significatives dans la population épileptique, entre le rappel de l'histoire de " Jacques " de la batterie de McCarthy et le rappel des mots et des phrases, d'une part, et d'autre part le rappel de la figure de Rey et le rappel de l'emplacement et du graphisme, souligne la valeur prédictive de ces subtests. Isolé, un échec ne peut permettre de craindre un déficit en mémoire, mais un résultat normal a toute sa valeur rassurante. La quasi saturation des scores du rappel de l'emplacement (4.5 / 5), quel que soit l'âge, illustre le fait que cette mémoire visuo-spatiale est une des premières mises en place dans le développement de l'enfant d'âge préscolaire. Le rappel des phrases et du graphisme évolue avec l'âge, sans qu'il soit possible de différencier le développement des compétences initiales (ici syntaxe et graphisme) et celles de la mémoire proprement dite.
Un résultat faible aux épreuves de mémoire ne peut être interprété qu'en fonction de la réussite procédurale. Par exemple, un enfant dysphasique aura un score faible lors de la répétition de phrase, et, pour la même raison d'atteinte de la fonction syntaxique, il aura un score faible au rappel de la phrase. Si le score n'est pas plus faible au rappel qu'à la répétition, sa mémoire verbale est peut être conservée. En cas de score encore plus faible, il existe peut être un trouble mnésique, en plus de l'atteinte du langage.
Toutes ces difficultés méthodologiques expliquent que cette épreuve est peu interprétable dans une simple situation de dépistage.

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10. Fluence verbale
La fluence verbale teste les capacités d'évocation rapide de mots appartenant à une même classe, ici sémantique (noms d'animaux). Cette fonction appartient aux fonctions langagières. L'augmentation du nombre de mots d'animaux en fonction de l'âge est régulière, passant de quatre mots et demi à 4 ans, à environ huit à 8 ans et demi. Cependant l'écart-type, d'environ deux mots, montre la variation d'un enfant à l'autre dans la population normale.

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11. Compréhension syntaxique
Il a été choisi d'explorer la compréhension syntaxique par une épreuve inspirée du Token Test qui a été étalonné chez l'enfant dans la batterie ELOLA (De Agostini et collaborateurs, 1999). Il est évident que les capacités d'attention et de mémorisation vont jouer dans le score, en particulier pour la compréhension des phrases longues comportant deux éléments. Là aussi, l'interprétation doit donc se faire en tenant compte de l'attention et de l'attitude de recherche de l'enfant ainsi que des autres compétences. Les scores de compréhension augmentent régulièrement avec l'âge, principalement de 4 ans à 6 ans (moyenne évoluant de 11/20 à 17/20). L'augmentation est ensuite plus modeste, l'ensemble des prépositions (" ou " et " et ") et les triples ordres (pose le rond noir sur le rond bleu à coté du vert) étant compris dès l'âge de 6-7 ans.

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12. Discrimination visuelle
L'épreuve de discrimination visuelle teste les fonctions non verbales classiquement dévolues à l'hémisphère droit. Là encore l'épreuve nécessite aussi l'intégrité d'autres fonctions comme l'évocation. C'est pourquoi il n'est pas tenu compte dans le score des approximations (" peigne " discriminé " brosse "), mais seulement de la capacité de discriminer correctement (à l'inverse, la " pipe " discriminée " verre " sera comptée fausse). De la même façon, l'enfant peut évoquer les objets en faisant un geste. Mais l'épreuve étant minutée et brève (vingt secondes), le temps perdu pour réaliser le geste peut pénaliser l'enfant sans que ses capacités de discrimination soient atteintes. L'épreuve peut donc être difficile à interpréter chez un enfant avec un langage très altéré. Chez l'enfant normal, les scores augmentent très régulièrement avec l'âge, témoignant du développement des capacités de perception visuelle.

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13. Métaphonologie
• Segmentation des mots en syllabes (à partir de 5 ans)
La possibilité de segmenter les mots en syllabes est un des pré-requis métaphonologique normalement acquis en grande section de maternelle. Bien sûr, il faut aussi que l'enfant ait des capacités d'attention et de compréhension de la consigne suffisantes pour se prêter à l'épreuve.


• Soustraction syllabique (à partir de 5 ans)
La métaphonologie a été incluse en raison de ses liens, actuellement bien reconnus, avec l'apprentissage de la lecture. La capacité de faire des opérations mentales sur les syllabes (ici soustraction de la première syllabe) est un signe prédictif des capacités ultérieures en lecture. Effectivement, les scores augmentent de 5 ans (environ quatre sur dix) à 6 ans et demi (neuf sur dix) et sont donc quasiment saturés après 6 ans et demi. Il importe de tenir compte de la compréhension de la consigne qui est assez abstraite et ne pas hésiter à ré-expliquer l'exemple si l'enfant semble ne pas avoir compris.

• Soustraction phonémique
Les capacités d'opération sur les phonèmes (sons) et non sur les syllabes (retirer le premier phonème de " radis " donne " adis ", alors que retirer la première syllabe donne " dis "), est une compétence qui s'installe plus tardivement et qui est dépendante de la méthode d'apprentissage de la lecture. Elle s'acquiert avec l'apprentissage de la lecture analytique. Les scores augmentent entre 6 ans et 7 ans et demi et sont ensuite quasi saturés.

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14. Lecture
La lecture est explorée par un item pour chaque classe scolaire. La passation dans la population normale s'est déroulée de fin janvier à fin avril, de façon à donner les moyennes correspondant au milieu de l'année scolaire. Chaque item comporte des lettres ou logatomes testant la lecture analytique ou voie d'assemblage (lettre comme " a, m,…p " en grande section de maternelle; logatomes " mati, nuronli… " au CP et après). Il comporte aussi la lecture de mots réguliers ( " maman, accueil, phosphorescence " lus de façon logographique ou globale (voie d'adressage). La désignation sur une scène du sens de la phrase lue, permet au CP et après, d'explorer superficiellement la compréhension du texte lu. Les scores en grande section de maternelle - début de CP sont en moyenne de cinq sur dix avec une grande dispersion (écart-type de 2,6). Ils sont ensuite d'environ dix sur douze en CP et douze sur quatorze en CE, confirmant l'acquisition des stratégies de lecture à partir du CE chez l'enfant sans difficultés, la vitesse de lecture continuant à progresser ultérieurement.

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15. Complétion de formes
La complétion de formes est une des épreuves non verbales explorant le raisonnement visuo-spatial. Elle est inspirée du principe du PM 47 (Matrices de Raven). L'épreuve consiste à retrouver, parmi des intrus, la forme la plus adaptée pour compléter la figure. Pour les premières formes, un seul critère est en jeu (la couleur) puis il faut utiliser deux critères (le nombre de pommes ou l'orientation de la ligne brisée orange). Pour les formes les plus difficiles, il faut tenir compte de plusieurs critères (couleur verte ou rouge, forme carrée ou ronde de l'élément central et orientation des triangles périphériques…). L'épreuve n'est pas limitée en temps. Les scores de la population normale augmentent très régulièrement. La corrélation au QIP dans la population épileptique témoigne de sa valeur prédictive sur l'intelligence non verbale.

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16. Attention sélective motrice
Cet item est fondé sur le paradigme " go-not-go " et a pour objectif d'étudier l'attention sélective motrice. L'enfant doit d'abord réaliser une tache de tapping simple (taper de façon aléatoire soit 1 coup, soit 2 coups comme l'examinateur), puis, ensuite, taper l'inverse de l'examinateur. Il doit donc inhiber le fait de taper comme l'examinateur pour réaliser la tache " conflit " demandée. Dès 4 ans, les enfants sont capables de réaliser quasiment sans erreur la première partie (moyenne du score à neuf sur dix, puis dix sur dix dès 6 ans). La seconde partie conflit n'a été proposée qu'aux enfants de plus de 5 ans. La réussite de cette partie conflit est totale dès 5 ans ( moyenne du score à plus de neuf sur dix). Ceci traduit l'acquisition dès cet âge de cette fonction d'attention sélective motrice. Les résultats dans la population épileptique objectivent bien l'atteinte de cette fonction dans cette pathologie.

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17. Calcul et traitement des nombres
Le principe est d'évaluer les capacités en mathématiques, en fonction du développement normal de la numération (connaissance de la comptine, puis des chiffres, de la cardinalisation), du calcul mental et de la résolution de petits problèmes mentaux ou d'opérations par écrit. La comparaison entre la qualité des apprentissages en lecture, orthographe et mathématiques en comparaison avec les fonctions verbales et non verbales permet de raisonner sur les difficultés de chaque enfant.

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18. Orthographe
Comme la lecture, l'orthographe est explorée par un item pour chaque classe scolaire. La passation dans la population normale s'est déroulée de fin janvier à fin avril. Chaque item comporte des lettres ou logatomes testant la lecture analytique ou voie d'assemblage (lettres comme " a, m,…b " en grande section de maternelle, syllabes puis logatomes comme " pro, courti… " au CP et après). Il comporte aussi l'orthographe de mots réguliers et de phrases permettant d'explorer de façon superficielle l'orthographe lexicale et grammaticale (" le gentil robot "….. , " le chien dort près de la cheminée "). Les scores en grande section de maternelle - début de CP sont en moyenne de six sur dix avec une grande dispersion (écart-type de 2,2). Ils sont ensuite d'environ huit sur dix en CP et CE. L'orthographe est la seule fonction cognitive significativement plus faible lors de la validation dans la population normale chez les enfants de zone socio-culturellement moins favorisée.

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19. Rappels et précisions sur le calculs des scores
Le calcul d'un score verbal et non verbal est possible. Les scores se mesurent de la façon suivante :


• pour le score verbal : somme des scores de phonologie, évocation lexicale, expression syntaxique (soit la phrase induite et la répétition de phrases), compréhension syntaxique, tous ramenés à vingt plus, pour les plus de 6 ans, le score brut de fluence, divisée par quatre (avant 6 ans) ou cinq après 6 ans.


- Soit, avant 6 ans : le score de phonologie tel quel, plus le score de l'évocation lexicale multiplié par deux, plus le score de phrase induite plus la répétition de phrases divisé par vingt huit et multiplié par vingt, plus le score de la compréhension syntaxique divisé par vingt quatre et multiplié par vingt, le tout divisé par quatre.
- Après 6 ans : le score de phonologie divisé par vingt huit et multiplié par vingt, plus le score de l'évocation lexicale multiplié par deux, plus le score de phrase induite plus la répétition de phrases divisé par vingt huit et multiplié par vingt, plus le score de la compréhension syntaxique tel quel; plus le score de la fluence, le tout divisé par cinq.

• pour le score non verbal : somme des scores d'attention visuelle, discrimination visuelle, complétion de formes, graphisme, labyrinthes, plus sériation de jetons avant 6 ans tous ramenés à vingt, divisée par cinq ou six selon l'âge.


- Soit, avant six ans : le score de la sériation multiplié par quatre, plus le score de l'attention visuelle divisé par vingt sept et multiplié par vingt, plus le score de la discrimination visuelle divisé par quinze et multiplié par vingt, plus le score de la complétion de formes t, plus le score du graphisme divisé par vingt et un et multiplié par vingt, plus le score de résolution de labyrinthes multiplié par deux, le tout divisé par six.
- Après six ans : le score de l'attention visuelle divisé par vingt sept et multiplié par vingt, plus le score de la discrimination visuelle divisé par quinze et multiplié par vingt, plus le score de la complétion de formes divisé par quatorze et multiplié par vingt, plus le score du graphisme brut, plus le score de résolution de labyrinthes multiplié par deux, le tout divisé par cinq.

L'évolution des scores est très régulière avec l'âge. Le calcul des scores a permis de mesurer dans la population épileptique la spécificité et la sensibilité en comparaison au coefficient intellectuel verbal et non verbal de l'échelle de Weschler (WPPSI-R avant 6 ans et WISC-III après 6 ans). En comparaison à un QI verbal inférieur à 85, un score verbal ramené à la moyenne de la population de référence de la même classe d'âge inférieur à 85,7, la sensibilité est de 76 %, la spécificité de 85 % et les valeurs prédictives positives et négatives à 80 et 82 %. En comparaison à un QI de performance inférieur à 85, un score non verbal ramené à la moyenne de la population de référence de la même classe d'âge inférieur à 79,2 , la sensibilité est de 80%, la spécificité de 75% et les valeurs prédictives positives et négatives à 76 et 79%.

Néanmoins, le calcul d'une note de score est moins importante que votre raisonnement sur chaque subtest. En effet, la BREV est un outil clinique d'examen des fonctions cognitives, un marteau à réflexe de l'examen neuropsychologique en quelque sorte et non une batterie de psychométrie mesurant l'intelligence.

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