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1. "Comment
surseoir à la violence ?" Janusz Korczak (1878-1942) Ni laisser-faire total et démagogique
et ni imposition de règles arbitraires, Korczak expérimente
dans sa "Maison des Orphelins" des dispositifs qui éduquent
les jeunes à la démocratie. Vivant au milieu d'eux, il
invente des procédures de socialisation dont la gazette scolaire,
la boîte à lettres et le tribunal. Le film insiste sur
la boîte à lettres qui permet aux enfants d'exprimer leurs
griefs par écrit et de suspendre les "passages à
l'acte" violents pour négocier des solutions face aux problèmes. 2. "Peut-on
apprendre à être autonome ?" Maria Montessori (1870-1952) En 1900, déclarée "année
de l'enfant", l'idée selon laquelle ce dernier est une
personne et non un simple adulte en miniature commence à se
répandre. Médecin, psychiatre, et "femme",
Maria Montessori défend ardemment ce point de vue. Il prévaut
dans ses expérimentations qui cherchent à rendre le
tout-petit autonome. 3.
"Comment susciter le désir d'apprendre ?" Célestin
Freinet (1896-1966) Gazé durant la première
guerre mondiale, Célestin Freinet demande néanmoins
à retrouver une activité en classe. Mais ses poumons
sont en mauvais état et il est incapable de faire des cours
magistraux. Partant du principe que « tout ce qui entrave
l’activité de l’enseignant, favorise la liberté
de l’élève », il décide de les
mettre au travail. Il combine, pour cela, activités collectives,
notamment les journaux scolaires qui motivent les élèves
à apprendre tout ce qu'il faut savoir pour communiquer réellement
avec le village et les correspondants, et travail individuel pour
compenser les effets pervers du travail de groupe. 4.
"Y-a-t-il une autre loi possible dans la classe ?" Fernand
Oury (1920-1997) Disciple de Freinet, Fernand Oury
estime, à un moment, qu'il y a des enfants dont les difficultés
sont telles qu'il faut reconstruire complètement avec eux
les bases de la vie collective. Intégrant les apports de
la psychanalyse, il propose alors la pédagogie institutionnelle.
Il construit avec les élèves l'apprentissage des
connaissances à partir des situations qui se présentent.
C'est le travail qui structure le groupe et endigue les passions.
Chacun, dans la classe, doit tenir un rôle qui l'amène
à se sortir de ses difficultés. Sur le modèle
des ceintures en judo, chaque élève possède
sa "ceinture" en orthographe, comportement... et décide
le moment où il peut se préparer à l'examen
pour obtenir la ceinture supérieure qui donne des droits
et devoirs spécifiques…
1. "Tous
les enfants peuvent-ils être éduqués ?" Jean-Marc
Gaspard Itard (1774-1838) En recueillant Victor de l’Aveyron,
le docteur Itard veut montrer que tout être humain peut être
éduqué du moment que l’on sait s’y prendre.
Il consacre près de dix ans de sa vie à “ civiliser
” Victor et à tenter de lui apprendre les bases de la
culture. Il invente, pour cela, des jeux pédagogiques qui sont
encore utilisés aujourd’hui, il met en place de véritables
stratégies éducatives, sans pour autant, éviter
de tomber dans la violence manipulatrice. Il pose, à sa manière,
la question : jusqu’où peut-on aller pour éduquer
un enfant ? 2. "Que
faire avec des enfants qui ne veulent pas de vous ?" Johann Heinrich
Pestalozzi (1746-1827) Disciple de Rousseau, Pestalozzi est
aussi un grand républicain. Et, pourtant, il demande de pouvoir
s’occuper des orphelins de la ville de Stans dont les parents
ont précisément été massacrés par
les troupes républicaines. Il arrive à Stans dans un climat
d’hostilité absolue, et doit s’occuper d’enfants
dans une très grande misère. Il les apprivoise, réussit
à se faire accepter par eux pour passer ensuite aux apprentissages
fondamentaux. 3."Peut-on
enseigner sans savoir ?" Joseph Jacotot (1770-1840) Enseignant dans l’armée
napoléonienne, Jacotot s’exile au retour des Bourbons et
finit par obtenir un poste de lecteur de littérature française
à l’université de Louvain. Ignorant la langue flamande,
il fait acheter à ses étudiants une édition bilingue
du Télémaque de Fènelon avec laquelle il leur demande
de travailler eux-mêmes à comprendre le texte français.
Sans rien leur enseigner, il obtient d’excellents résultats.
De cette expérience, Jacotot en tire un principe pédagogique
radical : nul n’a le droit d’enseigner que ce qu’il
ignore. On peut aujourd'hui en tirer le principe que pour bien enseigner,
il faut d'abord mettre les élèves au travail. 4. "Doit-on
croire les enseignants sur parole ?" Léon Tolstoï (1828-1910) Si l'on ne présente plus Léon
Tolstoï l'écrivain, Léon Tolstoï le pédagogue
est en France beaucoup moins connu. Et pourtant, son œuvre pédagogique
vaut son œuvre littéraire. Très engagé en
Russie pour la libération des serfs, il comprend vite que le
servage est autant mental que social. Se rendant compte qu'à
travers toute l'Europe, l'enseignement fonctionne sur le mode de la
domination de l'enfant par son professeur, il invente, et met en pratique
dans différentes écoles qu'il fonde, une autre pédagogie
: une pédagogie de la libération. Idées principales
: mettre l'enfant directement en contact avec les œuvres de la
culture et ne pas hésiter à aborder avec lui des questions
complexes, celles qui l'intéressent en général
le plus, avant de lui apprendre le "Baba" des savoirs sous-jacents
à ces questions.
1. "Faut-il
se méfier de l'affection en éducation ?" Don Bosco
(1815-1888) Prêtre salésien, Don Bosco
est une des grandes figures de l'éducation de rue. Dès
l'âge de 27 ans, il se donne pour objectif d'éduquer les
enfants délinquants des faubourgs populaires de Turin. Face à
ces jeunes marginaux, Don Bosco réalise combien la prévention
est essentielle. Avec son concept d'"amorevolezza", il cherche
à définir la juste distance nécessaire à
un rapport positif entre l'éduqué et l'enseignant. Cette
même distance que doivent trouver les éducateurs d'aujourd'hui.
2. "Peut-on
fonder l'éducation sur le seul désir de l'enfant ?"
Alexander S. Neill (1883-1973) En 1924, l'Anglais Alexander S. Neill
ouvre "l'école de Summerhill" une école fondée
sur le désir : l'enfant n'apprend que ce qu'il veut et quand
il le veut. Le livre de Neill "Libres enfants de Summerhill",
traduit en français en 1970, devient un véritable phénomène
de société qui interroge la possibilité de fonder
l'éducation sur le seul désir de l'enfant. Si, aujourd'hui,
la question du désir d'apprendre demeure centrale, les réponses
pédagogiques se sont renouvelées. 3. "Pourquoi
apprendre à lire ?" Paulo Freire (1921-1997) Pédagogue brésilien, Paulo
Freire invente une méthode d'alphabétisation qui permet
d'apprendre à lire et à écrire à des adultes
en 30 heures. Principe essentiel : s'appuyer sur le savoir préalable
des apprenants, sur les mots qui leur tiennent particulièrement
à cœur afin de les conduire à d'autres savoirs, d'autres
mots et de les faire devenir de véritables sujets du monde, capables
de le dire et donc de le transformer. Cette méthode que Freire
appliquera non seulement au Brésil mais partout dans le monde
le conduira à l'exil politique puis lui vaudra une renommée
internationale. 4. "Suffit-il
d'écouter pour aider ?" Carl Rogers (1902-1987) Psychothérapeute, éducateur,
l'américain Carl Rogers a développé une technique
d'écoute favorisant le développement de la personne. Cette
technique est largement utilisée dans la formation, initiale
et continue, des soignants à la relation d'aide. Elle est nouvellement
appliquée dans le cadre de la prévention de la violence,
notamment à l'école. Si l'enseignement découlant
des principes de non-directivité de Rogers n'en est restée
qu'au stade de l'expérience, on doit à l'américain
un certain type d'attitude, maintenant relativement répandue,
à l'égard de l'élève, notamment lorsqu'il
se trompe. 5. "Que
peut-on apprendre par la création ?" Germaine Tortel (1896-1975) Inspectrice des écoles maternelles,
Germaine Tortel s'intéresse aux productions artistiques des enfants
et crée le premier centre de documentation pédagogique
pour recueillir ces créations. Inventant une vraie pédagogie
basée sur la création artistique, elle cherche à
amener l'enfant à s'impliquer tout entier dans ses actions, à
le rendre exigeant à l'égard de son geste et attentif
à la collectivité dont il fait partie. A l'heure de l'enfant
zappeur et de l'individualisme généralisé, ces
objectifs se révèlent d'autant plus importants.
1.
"Peut-on faire une école sur mesure pour chacun ?"…
Edouard Claparède (1873-1940) Né à Genève en 1873, Edouard Claparède appartient à cette génération pour qui à la fin du XIXème siècle le terme de psychologie change de sens. S'intéressant à la diversité des qualités individuelles, le médecin Claparède fait également des recherches sur les examens, sur les aptitudes et sur les modes d'organisation de l'enseignement qui permettront d'aboutir, selon le titre d'un de ses livres à une "école sur mesure". Se pose à travers cette pensée sur l'école la question de l'individualisation de l'éducation. Cette question est aujourd’hui particulièrement d’actualité, dans tous les domaines, de l’école maternelle à la formation professionnelle. 2. "Le
travail de groupe : une toute autre manière d'enseigner ?"…
Roger Cousinet (1881-1973) Imprégné de la "pédagogie de la liberté" de Tolstoï, Roger Cousinet devient inspecteur de l'enseignement primaire en 1909. De cette place, il suit des expériences pédagogiques dans de nombreuses classes et en tire de multiples enseignements. Dans son livre publié en 1950, La vie sociale des enfants. Essai de sociologie enfantine, il marque son intérêt pour la question de la socialisation des enfants. Selon lui, l'intérêt de l'école c'est que des enfants s'y rencontrent. Dans la cour de récréation se constitue une véritable société enfantine. Malheureusement, en classe, on n'en tient généralement pas compte et, pourtant, si le besoin de socialisation est très fort chez l'enfant, un apprentissage de la vie sociale est nécessaire... De plus, Cousinet pense que c’est seulement dans le travail en groupe et le débat entre les élèves que s’effectuent les véritables apprentissages ? Mais à quelles conditions ce travail est-il efficace ?
3. "La
méthode globale : quel enjeu, quelles limites ?"…
Ovide Decroly (1871-1932) Né à Renaix en Belgique, Ovide Decroly a été l'un des plus grands inspirateurs de l'éducation nouvelle. A 30 ans, en 1901, avec l'aide de son épouse, il accueille dans sa propre demeure 25 enfants dits “ anormaux ” créant pour eux son premier institut d'enseignement spécial. Passionné de psychologie, il mène un travail très poussé sur les attitudes et les besoins de l'enfant. La méthode globale de l'apprentissage de la lecture dont il est le principal initiateur avec Dottrens part d'une de ses idées essentielles : les enfants perçoivent spontanément des ensembles ; c'est seulement par la suite que l'esprit s'attache à certains détails, l'observation permettant l'analyse en éléments. La méthode globale appliquée durant un temps dans le système éducatif français est aujourd'hui très critiquée. Elle est aussi défendue par certains. Il est temps de faire le point dans un débat très passionnel. 4. "Les bons élèves
sont-ils tous des névrosés ?"… Françoise
Dolto (1908-1988) Née dans une famille aisée traditionnelle, Françoise Dolto doit batailler dur pour faire des études de médecine. En 1939, elle achève sa thèse intitulée "Psychanalyse et Pédiatrie". Proche de Lacan, elle se caractérise par une qualité d'écoute des enfants hors du commun. "Médecin d'éducation", formule par laquelle elle aime à se définir et qui intègre son désir de soigner les enfants et celui de soigner l'éducation, Françoise Dolto fait de nombreuses propositions pour améliorer le sort de l'enfant qu'elle considère non comme un "objet à éduquer" mais un sujet à écouter et à respecter. Son “ respect ” de l’enfant est tel qu’elle en vient à penser que la réussite scolaire impose souvent des coercitions incompatibles avec le développement harmonieux de la personne. D’où son apostrophe célèbre : " tous les bons élèves sont des névrosés".
1. "Comment
donner accès à tous les savoirs ?"… Comenius
(1592-1670) Avant l’encyclopédie, Comenius, protestant fidèle à l’enseignement de Luther qui voulait mettre à disposition de tous le maximum de savoirs possibles, imagine un gigantesque ouvrage : La grande Didactique. Ce manuel immense se propose de permettre aux enfants d’accéder aux savoirs de manière progressive et exhaustive (contrairement à ce qui se passe dans la vie). Il comprend même une partie “ La porte des langues ” qui doit permettre d’apprendre toutes les langues étrangères selon une progression absolument rigoureuse. Il s’agira notamment d'évaluer aujourd'hui les avantages du manuel scolaire par rapport à l’apprentissage par immersion…
2. "L'école
maternelle pour quoi faire ?"… Pauline Kergomard (1838-1952) Inspectrice générale des écoles maternelles de 1881 à 1917, première femme à être élue au Conseil Supérieur de l'Instruction Publique, Pauline Kergomard joue un rôle essentiel dans la transformation des salles d'asile en écoles maternelles aussi bien sur le plan de la définition officielle des objectifs et des activités que sur celui des pratiques dans les classes. Avec, notamment, son plaidoyer en faveur du jeu libre et son insistance sur la connaissance nécessaire de l'enfant et de son milieu de vie, elle a participé de la fondation d'une "école" que beaucoup de pays nous envient. Quelles sont donc aujourd'hui les spécificités de l'école maternelle française ? Sont-elles menacée par une sorte de “ secondarisation ” ? Quel est son avenir ? 3.
"Le travail manuel est-il nécessaire à la formation
?"… Kerchensteiner (1854-1932)
4. "L'école
doit-elle délivrer l'enfant de ses parents ?"…
Alain (1868-1951) Philosophe, enseignant, essayiste, Alain est l'auteur des "Propos sur l'éducation". Il croit fermement au pouvoir de celle-ci à condition qu'elle s'appuie sur la rigueur et fasse appel à la volonté et à l'effort. Postulant que l'élève vise au "difficile" et non à "l'agréable", Alain invite les enseignants à prendre une certaine distance et à demeurer impassible afin d'être le mieux aptes à comprendre et à instruire. Tout comme Montaigne, il considère que la famille instruit mal et même élève mal parce qu'il ne faut point mêler l'affection dans l'instruction. Avec Alain, l'on peut ainsi aborder la difficile relation entre l'école et les parents, la place de ceux-ci dans l'institution scolaire.
1. "«
étudier « et non « enseigner »"…
Albert Thierry (1881-1915) Albert Thierry, disciple de Péguy, élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, littéraire brillant, est nommé instituteur de primaire supérieur en 1912 à Melun. Il est enthousiaste et veut absolument faire partager ses convictions et faire appréhender à ses élèves “ la grande culture émancipatrice de la République ”. Mais ses élèves, fils de paysans et peu préoccupés des choses de l’esprit, ne l’entendent pas de cette oreille. Lors de son premier cours, Thierry veut absolument leur livrer le meilleur de lui-même : il décide de leur lire le chapitre le plus poignant des “ Misérables ” de Victor Hugo. L’instituteur se prend au jeu et se met même à pleurer tant sa lecture l’émeut. À la fin de celle-ci, il lève les yeux : ses élèves sont tous sortis de la classe et lui font des grimaces à travers les vitres. Il est catastrophé. Comment fera-t-il pour parvenir néanmoins à leur faire partager son enthousiasme ? Il s’agira d’évaluer les solutions d’Albert Thierry et de s'interroger sur le contenu des savoirs à transmettre. Les “ grandes œuvres ” n’ont-elles pas encore aujourd’hui, y compris pour les élèves réputés difficiles, un immense pouvoir mobilisateur ? 2. "La
punition peut-elle être éducative ?" Makarenko (1888-1939) En Union Soviétique, immédiatement après la révolution, Makarenko s'occupe de colonies de "jeunes délinquants orphelins". À travers le cas d’Oujikov à qui l’on va interdire de parler durant un mois pour le punir d’un vol, on évoquera l'importance pour tout adolescent d'évoluer dans un cadre organisé, reposant sur des décisions légitimes, des règles qui interdisent et autorisent : l’adolescent est considéré comme responsable de ses actes, puni en conséquence, mais placé dans un contexte où il peut rompre avec ses propres fautes. La situation impose la réflexion à Oujikov ; l’interdit l’autorise en fait à une prise de parole authentique. Plus largement, l’œuvre de Makarenko invite à réfléchir sur le bon usage de la sanction en éducation. 3. "Peut-on
apprendre à faire la paix avec soi-même ?"…
Rabindranath Tagore (1861-1941) Né en Inde, Tagore enseigne dans la célèbre école de Santiniketan, fondée en 1901. Son travail éducatif est fortement inspiré par les disciplines indiennes. Tagore a exercé une fascination importante auprès des éducateurs du début du siècle. Il s'agira d'évaluer ce que la contemplation, une "certaine qualité de silence" aurait dit Avicenne, peut permettre d'apporter à ceux que l'on veut éduquer. A travers Tagore, c’est toute la tradition orientale et son apport possible dans la réflexion éducative contemporaine qui seront abordés. 4. "Suffit-il
de décréter l'égalité pour la faire ?"…
Paul Robin (1837-1912) Anarchiste de la première heure, Paul Robin est un très actif militant politique avant d’accepter la direction d’un orphelinat à Grandvilliers : il se propose de lancer là son “ expérience d’enseignement intégral pour les enfants des deux sexes ”. En marge de l’école de Ferry, il va tenter une éducation originale. Il est tout de suite attaqué très vivement par l’église et les conservateurs : les deux reproches qui lui sont faits sont la mixité et la suppression de l’instruction religieuse. À partir de son oeuvre, il s’agira de s’interroger sur les arguments qui plaident pour ou contre la mixité car le débat n’est pas clos aujourd’hui : certaines “ féministes ” pensent en effet que sans le poids des garçons les filles apprendraient mieux et plus vite . On élargira cette question de la mixité en traitant de l'hétérogénéité des classes, des classes de niveau… 5. "Peut-on
enseigner sans écoles ?"… Ivan Illich (1926) Né à Vienne d'un père dalmate, Ivan Illich devient un évêque novateur de l'église catholique. Il conduit des entreprises d'enseignement variées et singulières à Porto Rico, New York et à Cuernavaca au Mexique. En 1971 est traduit en français l'un des ses livres, "Une société sans école", qui a un impact exceptionnel. Illich y propose, en fait, non une société sans école mais une déscolarisation progressive remplacée par un système ouvert de réseaux éducatifs qui interviennent à différents stades de la vie (formation continue, 3ème âge…). Il avance notamment l'idée d'un réseau d'échange de savoirs, un enseignement mutuel sur tous types de sujets : "je te donne deux heures de maths contre deux heures de patins à roulettes". De tels réseaux existent en France et même dans certains lycées dans lesquels une large partie du savoir transmis provient d'une sorte de tutorat généralisé. La place d'internet dans la transmission pourra aussi être abordée. |
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