Livret 1 : Notions générales

Introduction

Cerveau et fonctions cognitives, développement cognitif et psychique de l’enfant

Les connaissances actuelles grâce aux nouvelles technologies

Apprentissages et société

Introduction

Cerveau et fonctions cognitives, développement cognitif et psychique de l’enfant

Il n’est pas possible d’aborder les « troubles spécifiques des apprentissages » sans connaître ce qui est à la base des apprentissages de l’enfant.
A la base de nos fonctions cognitives, il y a le fonctionnement cérébral (D. Elghozi, p. 9). Dès le XIXème siècle, les neurologues ont constaté la perte d’une fonction cognitive à la suite d’une lésion cérébrale. Ils ont ainsi authentifié les relations entre certaines zones cérébrales et certaines fonctions cognitives particulières. Les liens entre l’aire de Broca et de Wernicke et deux types d’aphasie ont été les premiers décrits. La reconnaissance de ce lien entre une localisation cérébrale et un fonctionnement cognitif a été enrichie par la suite par la description de la spécialisation de chacun des hémisphères cérébraux. La neuroradiologie a simplifié ce raisonnement clinique en objectivant les lésions cérébrales responsables des déficits neuropsychologiques dans les pathologies neurologiques acquises de l’adulte. Puis, l’imagerie fonctionnelle a permis de visualiser les activités cérébrales liées à telle ou telle tâche cognitive chez un sujet normal ou pathologique. Ainsi est née la notion de fonctionnement neuronal en réseau à la base d’une activité précise. Ce développement des neurosciences éclaire la connaissance du cerveau « en mouvement », il commence à être appliqué aux dysfonctionnements des enfants atteints de troubles des apprentissages. La neuropsychologie des troubles des apprentissages est née en tant qu’éclairage des dysfonctionnements observés dans les troubles des apprentissages avec pour objectif essentiel d’y remédier de la manière la plus efficace (P. Gillet, p.14). L’enfant n’est pas un adulte miniature et la compréhension des mécanismes précis de la maturation cérébrale (C. Brasselet, J. Motte, p.19) illustre comment, sans lésion apparente, sans atteinte neurologique acquise, les réseaux neuronaux à l’origine de notre « intelligence » peuvent ne pas, ou mal, fonctionner. Les connaissances actuelles sur les particularités cérébrales du cerveau d’un enfant dysphasique ou dyslexique sont cohérentes avec ce déroulement complexe de la maturation, en particulier les étapes de migration et la stabilisation de certaines connexions au détriment d’autres connexions à l’origine de la spécialisation fonctionnelle

Les connaissances actuelles grâce aux nouvelles technologies

L’enfant est un individu en développement et ses compétences varient selon sa maturation cognitive (P. Gillet, p. 23) et psychique (C. Graindorge, p. 28). Il est impossible de demander à un bébé de prononcer « anticonstitutionnellement » : il faut connaître et respecter les étapes « normales » du développement de l’enfant, d’où la nécessité de toujours examiner les enfants en référence à des outils étalonnés précisant les normes des compétences exigées à tel ou tel âge. Mais le développement psychique, affectif, influe aussi sur les apprentissages. La lecture attentive des articles sur la maturation cognitive de l’enfant et sur la maturation affective est un préalable indispensable pour reconnaître l’étape où l’enfant va être en difficulté. Les apports de Piaget dans la description de l’intelligence et du raisonnement du bébé ont été complétés par les expériences récentes décrivant des facultés insoupçonnées de ce bébé, par exemple, dans la perception des sons, la reconnaissance des visages ou le calcul élémentaire. Ensuite, l’enfant accède à la symbolisation, au raisonnement « pré-opératoire » encore dépendant du champ perceptif, enfin à la pensée « opératoire » qui traduit l’esprit logique si sollicité dans les apprentissages. Ce développement cognitif se double d’un développement de chacune des fonctions spécifiques, le langage, le graphisme, la mémoire… qui seront abordées spécifiquement dans chacun des livrets consacrés à ces sujets. Voilà les bases neurobiologiques sur lesquelles vont se construire les apprentissages. Mais ce développement des systèmes de pensée va interagir avec l’environnement psychoaffectif et socioculturel qui va l’enrichir… ou l’entraver. Il serait aussi déraisonnable de nier les facteurs biologiques que de ne pas tenir compte de l’évolution psychique de l’enfant dans la construction des apprentissages même si la part qui revient à chacun de ces facteurs est parfois difficile à délimiter. Pour ne citer que l’exemple le plus classique : les différents stades évolutifs décrits par Freud, en particulier le stade oedipien, et surtout la phase de latence, qui ont lieu au moment où l’enfant aborde les apprentissages, vont influer sur les capacités de l’enfant à utiliser son potentiel cognitif. Il s’agit de prendre en compte tous les facteurs - cognitifs et psychiques - pour mieux comprendre, à chaque étape, les difficultés éventuelles présentées par l’enfant.ge oral et écrit (A. Philippe, p. 52) ont d’abord été illustrés à travers des études comparant la concordance chez les jumeaux mono ou dizygotes. Demain, les progrès de la biologie moléculaire nous aideront certainement à améliorer la précision et la précocité du diagnostic. Il restera alors à… inventer et évaluer des prises en charge précoces.

Apprentissages et société

Les troubles des apprentissages sont un problème de santé publique (M. Zorman, p. 57). Parce qu’ils concernent plus d’un enfant dans chaque classe. Parce que leurs conséquences dans notre société sur l’intégration sociale, familiale et professionnelle sont sans commune mesure plus dramatiques aujourd’hui que dans les générations antérieures. Parce que les apprentissages fondamentaux, objectifs des premières années du cursus scolaire détermineront l’avenir de la scolarité et donc l’avenir professionnel. Parce que le niveau d’éducation est un facteur déterminant de la santé. Parce que les capacités neuropsychologiques s’intriquent très étroitement avec l’environnement de chaque enfant. Parce que les troubles du langage oral prédisent plus les difficultés d’apprentissage du langage écrit que ne le fait le niveau socioculturel. Comprendre, reconnaître, mettre en place des réponses adaptées à ces troubles chez tous les enfants, quelles que soient leurs origines, leurs conditions éducatives, sociales, culturelles, affectives, est essentiel pour respecter les chances de chacun.
« Donner à chaque enfant toutes ses chances, ce serait lui donner précisément celles que sa famille ne lui offre pas (…). Il faudrait délibérément assigner comme fonction à l’école de compenser les inégalités culturelles héritées des familles » (Prost cité dans l’article de N. Gaddour, p. 68).
Les processus d’apprentissage s’appuient sur des facteurs internes (neurobiologiques, cognitifs, affectifs) sur lesquels vont agir les facteurs externes liés à l’environnement. L’équipe de M.R. Moro (p. 68) reprend les théories de l’apprentissage dans les différents courants psychologiques : la psychanalyse, la psychologie du développement, la psychologie cognitive et l’éthologie. Surtout, la notion complexe d’environnement socioculturel est reprise en définissant ces termes que l’on utilise si souvent : « le milieu », « l’environnement », « le milieu social », « la société », « la culture ». L’état des connaissances actuelles sur l’influence de certains facteurs est précisé en reprenant des facteurs aussi divers que le milieu rural ou urbain, le maternage et l’éducation, le niveau culturel des parents, leur niveau économique, les situations particulières de migration et de bilinguisme. Connaître, comprendre, c’est déjà réfléchir aux stratégies précoces de prévention à l’école et dans les systèmes de soins.
Le terme de « bilinguisme » est aussi souvent utilisé par les médias et les professionnels. D’où l’importance de la contribution de F. Grosjean (p. 77) qui reprend ces notions à la lumière des connaissances actuelles. Qu’entend-on par bilinguisme ? Comment l’enfant élevé dans un environnement bilingue communique-t-il et navigue-t-il entre différents modes langagiers ? Les apprentissages ont plus à voir avec la situation sociale où se trouve l’enfant bilingue qu’avec le bilinguisme

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Cerveau et fonctions cognitives, développement cognitif et psychique de l’enfant

Les localisations cérébrales et les fonctions cognitives.
D. Elghozi

En 1881, P. Broca publie l'observation anatomoclinique d'un patient surnommé « tan tan », devenu aphasique à la suite d'une lésion antérieure du cerveau. En 1886, Wernicke rapporte le cas d'un patient rendu aphasique par une lésion postérieure. Ces observations inaugurent la neuropsychologie clinique qui étudie les relations entre les fonctions cérébrales et les localisations des lésions cérébrales. Aujourd'hui, à la méthode anatomolinique, se sont ajoutées l'imagerie des lésions et l'étude fonctionnelle.

La neuropsychologie et les troubles spécifiques des apprentissages. P. Gillet

Il est classique de définir la neuropsychologie comme l'étude des rapports qui existent entre le cerveau et les facultés mentales. On fixe généralement la véritable émergence de la neuropsychologie, en tant que discipline scientifique, au XIXème siècle. Epoque où les médecins, essentiellement des chirurgiens et neurologues, ont introduit la méthode anatomo-clinique et examiné des patients victimes de lésions cérébrales. De nouvelles perspectives s'ouvrent aujourd'hui grâce aux progrès réalisés dans le domaine de l'imagerie cérébrale.

Les bases biologiques de la maturation cérébrale.
C. Brasselet, J. Motte

Si, depuis plus d'un siècle, les travaux de neuropsychologie clinique sur l'adulte ont permis de mettre en évidence les liens entre localisations cérébrales et fonctions cognitives, si depuis quelques années ces connaissances se sont très largement précisées grâce aux nouvelles technologies, il reste que ces localisations cérébrales sont l'aboutissement d'un processus de développement : la maturation cérébrale qui est à la base du développement cognitif de l'enfant. Seule la connaissance de ce processus, de ses étapes et de ses mécanismes, permet de comprendre les dysfonctionnements cérébraux, bases objectives des troubles spécifiques des apprentissages.

Les grandes étapes du développement cognitif. P. Gillet

Entre la naissance et l'entrée dans l'adolescence, l'enfant va accomplir des progrès cognitifs nombreux et variés pour parvenir à répondre, de manière adaptée, aux sollicitations de plus en plus complexes et de plus en plus abstraites qui émanent de son environnement. Au fil de l'âge, l'enfant va enrichir ses connaissances sur le monde et les objets qui l'entourent. Il va aussi enrichir ses façons de penser le monde et de raisonner.

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Le développement psychique de l’enfant.
C. Graindorge

Le développement psychique de l'enfant ne peut pas être envisagé autrement que selon plusieurs points de vue qui sont non seulement complémentaires,mais totalement indissociables. Si des indicateurs de la maturation neurologique rendent compte d'un développement psychomoteur, le plan affectif et le plan cognitif restent indissolublement liés. On ne peut ainsi évaluer le niveau de développement d'un enfant qu'en prenant en compte ces deux types de facteurs.

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Les connaissances actuelles grâce aux nouvelles technologies

L’imagerie fonctionnelle cérébrale. C. Chiron

Jusqu'à ces dernières années, les moyens d'exploration fonctionnelle du cerveau se résumaient aux tests psychométriques et à l'électroencéphalogramme. Récemment, sont apparues des techniques d'imagerie fonctionnelle cérébrale qui permettent de « visualiser » le cerveau en train de fonctionner, soit au repos (qui n'est jamais complet), soit lors de tâches motrices ou cognitives : un progrès essentiel par rapport au scanner ou à l'IRM (imagerie par résonance magnétique) qui ne montrent une image des structures cérébrales qu'à un instant donné et ne préjugent pas de leur fonctionnement. C'est la différence entre une photographie et une vidéo. Bien souvent, l'IRM est normale malgré un trouble important des apprentissages. Les techniques d'imagerie fonctionnelle cérébrale se développent rapidement chez l'enfant mais restent encore, à ce jour, du domaine de la recherche.

Les potentiels évoqués corticaux. G. Dehaene-Lambertz

Ces dernières années ont vu l'explosion des techniques d'imagerie cérébrale permettant de visualiser « en direct » le fonctionnement cérébral normal de l'adulte. La compréhension de l'organisation cérébrale ne dépend donc plus uniquement de la description fine de déficits constatés après une lésion cérébrale mais se base sur les réponses ou activations recueillies pendant des tâches contrôlées permettant d'isoler les différents facteurs susceptibles d'affecter les réponses cérébrales. Cette révolution technique a entraîné une explosion des recherches en sciences cognitives. Parallèlement au développement de l'imagerie fonctionnelle cérébrale chez l'adulte, des recherches similaires ont commencé chez l'enfant. Leur but est d'étudier les modifications cérébrales sous-jacentes au développement cognitif de l'enfant. Ces recherches sont difficiles du fait des conditions techniques de l'expérimentation avec des enfants (ils bougent, ne comprennent pas les consignes, etc.) et de par la pauvreté de nos connaissances sur le développement normal et pathologique.

Les apports de la neuro-imagerie fonctionnelle à la compréhension des dyslexies. J.F. Demonet

Les méthodes de neuro-imagerie fonctionnelle constituent un puissant moyen d'investigation des corrélats cérébraux des fonctions du langage et peuvent désormais être employées pour mieux comprendre la physiopathologie des troubles observés chez les dyslexiques. Les résultats qui se sont accumulés ces dernières années ont montré que plusieurs aires cruciales pour les réseaux cérébraux sous-tendant les fonctions phonologiques (par exemple, le cortex temporo-pariétal) et les fonctions de lecture (par exemple la région temporo-occipitale inférieure gauche) étaient hypofonctionnelles et/ou déconnectées chez les dyslexiques. Ces résultats ont été montrés chez des adultes porteurs de séquelles et plus récemment chez des enfants présentant des troubles en cours d'évolution. Des travaux très récents ont aussi montré des modifications spécifiques de l'activité de certaines régions cérébrales à la suite de rééducations orthophoniques ayant induit des effets bénéfiques sur les performances des enfants dans des tests de langage [41, 52, 53].

La recherche des facteurs génétiques dans les troubles spécifiques du langage et la dyslexie. A. Philippe

Les troubles spécifiques du développement du langage (TSDL) et de l'apprentissage de la lecture (dyslexie) sont considérés actuellement comme des troubles neuro-développementaux d'étiologie complexe avec une composante génétique. L'hypothèse d'une origine génétique dans ces troubles repose sur les études de jumeaux et les études familiales. La recherche de ces facteurs génétiques bénéficie d'une part, des progrès de la biologie moléculaire et de nouvelles méthodes d'analyse de liaison génétique développées pour l'étude de traits complexes et, d'autre part, d'une collaboration étroite entre neuropsychologues et généticiens.

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Apprentissages et société

Le langage, les troubles du langage, la dyslexie et les inégalités sociales. M. Zorman

Les résultats des premières années du cursus scolaire sont déterminants pour la suite de la scolarité : les évaluations nationales des élèves de Cours Elémentaire 2ème année (CE2) et de sixième montrent que ceux qui ont déjà redoublé obtiennent les moins bons résultats, que ce soit en français ou en mathématiques [23]. Ces enfants appartiennent majoritairement aux familles populaires les plus démunies. Dans la première partie, nous montrerons que l'acquisition à l'école des compétences cognitives et sociales débouchant sur un diplôme est très certainement un des meilleurs facteurs protecteurs de la santé. Dans la deuxième partie, nous étayerons le constat de la relation entre performance scolaire et origine sociale. Dans la troisième partie, seront présentés les travaux concernant les raisons éducatives, situationnelles et scolaires pour lesquelles les enfants des milieux populaires acquièrent difficilement les compétences et normes sociales d'autonomie, de responsabilité, de confiance en soi très valorisées à l'école. Enfin nous apporterons des arguments qui mettent en évidence l'effet de l'environnement familial sur les capacités neuropsychologiques des enfants et nous discuterons les relations entre le génétique, l'épigénétique, à propos des troubles spécifiques du langage oral et écrit.

Les apprentissages et l’environnement socioculturel.
N. Gaddour, Y. Abaza, G. Serre, M.R. Moro

L'influence des facteurs socioculturels sur l'apprentissage est-elle vraiment encore à démontrer ? Sans doute, dans la mesure où, depuis toujours, on n'a cessé de vouloir réduire cette influence à néant, car accusée d'être à l'origine de disparités et d'une distribution inégale des chances. Cette tendance est peut-être plus forte en France encore où l'école, temple sacré de l'apprentissage, a toujours été placée au centre du « modèle républicain ». Le « creuset républicain » [26] se pense comme un espace non social, un espace de neutralité dans lequel l'expression des différences sociales, culturelles, ethniques et politiques n'a pas sa place [26]. Ainsi, l'incitation à une scolarisation toujours plus précoce des enfants, voire à les élever en collectivité sont autant de tentatives pour réduire la part des influences socioculturelles portées par les familles [7]. Prost écrivait déjà en 1968 : « Donner à chaque enfant toutes ses chances, ce serait lui donner précisément celles que sa famille ne lui offre pas (…). Il faudrait délibérément assigner comme fonction à l'école de compenser les inégalités culturelles héritées des familles » [6]. Néanmoins, les faits sont là, que ce soit en France ou dans le reste du monde, dans toutes les études réalisées, de celles des années cinquante aux plus récentes, la variabilité de l'accès au savoir est en grande partie déterminée par les conditions sociales et culturelles de l'environnement de l'enfant. La tendance générale à occulter l'importance de ces facteurs est d'ailleurs en net recul. Aux Etats-Unis, par exemple, une nouvelle politique de « discrimination positive » [21] tend à prendre en considération ces données afin de prévenir un mauvais pronostic scolaire des enfants, en mettant en route de façon précoce des stratégies adaptées de prévention des influences néfastes de certains de ces facteurs socioculturels. En France, on pourrait comprendre la création des ZEP (Zone d'Education Prioritaire) et la levée progressive des tabous sur les différences dues à des conditions socioculturelles, chez les enfants de milieux défavorisés ou chez les enfants d'immigrés par exemple, comme participant à cette prise de conscience. Nous allons d'abord définir les différents processus qui conduisent aux apprentissages dans quelques grandes théories psychologiques puis, nous définirons le contexte socioculturel. Enfin, nous examinerons les études qui ont recherché l'influence de certains de ces facteurs sur l'apprentissage de l'enfant.

Le bilinguisme et le biculturalisme, quelques notions de base. F. Grosjean

Il faut commencer par définir le bilinguisme, les compétences communicatives du bilingue, ses différents modes langagiers, monolingue ou bilingue. Seront ensuite abordées les conséquences de ces différents modes de communication sur l’activité langagière. En abordant l'acquisition simultanée ou successive des deux langues, il faudra éclairer les mythes qui entourent les effets du bilinguisme sur le développement cognitif. Restera à définir le biculturalisme : la notion de culture, la personne biculturelle, son identité, son devenir et, enfin, son comportement.

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