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Le rôle de
neuf professions de la santé particulièrement concernées
par les troubles des apprentissages est ici décrit. Les professionnels
de l'éducation ne sont pas présentés dans ce
livret. Un ouvrage sera ultérieurement consacré aux
pratiques de pédagogie différenciée. Ce n'est pas tant l'étiquette de la profession qui est essentielle (par exemple, pour le rôle de médecin « expert », le fait qu'il soit neuropédiatre, pédopsychiatre ou médecin de rééducation fonctionnelle pédiatrique) mais les connaissances acquises lui permettant de contribuer au diagnostic, de coordonner les évaluations complémentaires, de fournir à la famille les explications indispensables et de tisser les liens avec les différents intervenants. Les orthophonistes
(B. Roy, p.11) sont évidemment les professionnels ayant une
place prédominante dans ces troubles. Longtemps seuls à
effectuer l'évaluation, le diagnostic et les soins de ces enfants,
ils sont, et seront toujours, les spécialistes de l'évaluation
spécifique et de la rééducation des troubles
du langage oral et écrit. Leur formation leur permet aussi
d'aborder des points mieux connus aujourd'hui comme les troubles de
l'attention ou de la mémoire ou du calcul. Le neuropédiatre (J. Mancini, p.17) est un spécialiste des pathologies neurologiques de l'enfant et la neuropsychologie est une partie de la neurologie. Beaucoup des Centres de référence sur les troubles du langage de l'enfant sont coordonnés par un neuropédiatre. Le pédopsychiatre (O. Revol, p.19) est le spécialiste des psychopathologies de l'enfant. Son rôle est essentiel dans les troubles des apprentissages pour effectuer le diagnostic différentiel entre un trouble spécifique et une psychopathologie. De plus, l'intrication entre vie psychique et fonctionnement cognitif justifie d'associer les approches complémentaires. Le médecin de l'enfant, particulièrement le pédiatre (J.P. Blanc, p. 22), a une place de choix pour la guidance de la famille qu'il connaît bien. Ce rôle, ainsi que celui de dépistage, de prescription des évaluations complémentaires et de suivi, nécessitent qu'il acquiert les connaissances de base sur ces sujets malheureusement non abordés dans leur formation initiale. Les psychologues
(O. Hertzler, A. Kervarrec, p. 25) ont une place essentielle dans
le diagnostic et l'orientation des soins ainsi que pour la guidance
familiale. Les psychologues scolaires (G. Colucci, p. 29) aident aussi,
bien sûr, à la précision du diagnostic et à
l'accompagnement familial à la demande des enseignants du RASED
et des médecins scolaires. Certains psychologues cliniciens
ont une spécificité, soit dans l'évaluation du
fonctionnement psychique et les soins qui en découlent, soit
en neuropsychologie.
Les parents ne sont pas des professionnels
de soins de ces enfants mais sont les premiers concernés. C'est
pour aider les enfants et les familles dans une situation de soins
et de pédagogie adaptée, encore insuffisamment développée
en France, qu'ils se sont regroupés en association. Il ne s'agit
pas ici de faire l'inventaire exhaustif de ces associations mais de
décrire (F. de Simone, C. Auché-Le Magny, p. 36) l'apport
considérable de ces associations non seulement pour les familles
mais pour dynamiser les connaissances sur le sujet. C'est à
ce titre que cet article est inclus dans ce livret. Cette partie a
pour objectif de faire le point sur les outils de première
intention. Pourquoi des outils de base ? Parce que depuis une dizaine d'années, s'est fait sentir la nécessité d'un examen de première intention qui permette de « débroussailler » la situation devant une plainte et d'orienter au mieux les enfants et leur famille. Cet examen de première intention (largement pratiqué en neurologie adulte comme examen clinique neuropsychologique au même titre que l'examen des fonctions motrices, sensorielles ou d'équilibre) n'était pas encore suffisamment développé chez l'enfant. C'est pourtant la seule façon de vérifier quelle est la nature du problème derrière la plainte exprimée, la seule façon d'apprécier quels sont les examens complémentaires, orthophonique, psychologique (ou autre) nécessaires au diagnostic du trouble de l'enfant et de guider la famille et de suivre l'évolution. Ces outils de base ont pour médiation les questionnaires chez les enfants jusqu'à trois ans et demi et, pour les enfants plus grands, les situations de tests individuels. Certains ne concernent que le langage, d'autres permettent de façon plus large d'explorer cliniquement, en plus du langage, les fonctions non-verbales et les apprentissages. Pour chaque outil, un de ses auteurs décrit celui qu'ils ont conçu en équipe. Les Inventaires Français du Développement Communicatif (S. Kern, p. 41) concernent le développement gestuel et langagier précoce de l'enfant de huit à trente mois apprécié à travers l'interrogatoire des parents. Le DPL3, Dépistage et Prévention du Langage à 3 ans (F. Coquet, p. 43) est un outil de repérage des troubles du langage oral à trois ans sous forme de dix questions. Il est mis à la disposition des enseignants ou d'un médecin sur le principe de l'observation. Le questionnaire du langage et
du comportement - 3 ans et demi L'ERTL 4 (Epreuves pour le Repérage des Troubles du Langage à 4 ans) est un outil rapide permettant en cinq épreuves de repérer les troubles du langage entre trois ans et neuf mois et quatre ans et six mois. Il donne un score global qui ne permet pas de différencier les troubles primitifs ou secondaires du langage ni d'apprécier le profil de trouble, mais il permet de vérifier rapidement la réalité d'un trouble du langage à cet âge. L'ERTL A6, Epreuves pour le Repérage des Troubles du Langage à 6 ans (B. Roy, p. 47) a été conçu pour permettre aux pédiatres de repérer, chez les enfants de cinq à six ans, les troubles du langage oral (compréhension, articulation, parole et syntaxe, compétences phonologiques), de repérage visuo-spatial et temporel, de mémoire à court terme, de reproduction de figures et de graphismes, de dénombrement. Le PER 2000, Protocole d'Evaluation Rapide, forme moderne du TDP 81, Test de Dépistage Précoce (P. Ferrand, p. 52), est un outil d'examen destiné aux enfants de trois ans et demi à cinq ans et demi. Il a pour objectif de permettre aux orthophonistes une évaluation rapide de l'audition, des capacités perceptives et mnésiques, de l'orientation et de la structuration spatiale, des performances de parole et de langage oral. Cet outil est l'outil le plus ancien qui ne se limitait pas à l'examen du langage mais aussi des fonctions non-verbales. Le Bilan de santé des 5-6 ans, Bilan de Santé Evaluation du Développement pour la Scolarité (M. Zorman, p. 56) a été conçu par ses auteurs, pour permettre, sur les modèles neurophysiologiques, lors de l'examen systématique de Grande Section de Maternelle (enfant de cinq, six ans), de repérer les enfants ayant des signes de retards de développement moteur et du langage oral ; signes prédictifs de difficultés d'acquisition du langage écrit (reconnaissance auditive ou visuelle et compétences en langage oral) afin de faciliter des activités pédagogiques en petit groupe permettant d'améliorer les compétences de ces enfants au cours de leur scolarité primaire. L'Odedys, Outil de DEpistage
des DYSlexies (M. Zorman, p. 65) est une batterie permettant d'apprécier
le niveau de lecture, les compétences d'identification des
mots et les compétences cognitives sous-jacentes, en référence
aux modèles cognitifs de lecture chez l'enfant du CE1 jusqu'au
CM2.
La BREV, Batterie
Rapide d'EValuation des fonctions cognitives (C. Billard, p. 76),
permet un examen neuropsychologique clinique de l'ensemble des fonctions
cognitives, validée chez l'enfant de quatre à neuf ans. L'examen sensoriel réalisé par le médecin de l'enfant, vision et audition (J.P. Blanc, p. 84), l'examen neuromoteur, complément à l'examen neurologique classique et à l'évaluation clinique des fonctions cognitives (J. Langue, p. 86), sont également décrits dans les examens de base. Sont présentés
dans ce livret certains outils psychologiques qui ne sont pas spécifiques
à une fonction cognitive donnée mais qui permettent
d'évaluer la globalité du développement de l'enfant.
Les outils spécifiques à l'évaluation de chaque
fonction cognitive, en particulier les outils qu'utilisent les orthophonistes
pour l'évaluation du langage ou les outils d'évaluation
spécifique de l'attention ou des fonctions non-verbales (qui
sont évidemment fondamentaux) seront abordés dans les
livrets correspondants à ces fonctions. Les outils d'évaluation comportementale (L. Vera, p.111) sont un complément à ce que l'entretien des parents et l'observation de l'enfant permettent d'apprécier sur les particularités du comportement de l'enfant. Il ne s'agit en rien d'une description exhaustive, même si l'ensemble des domaines est balayé. Il ne s'agit surtout pas d'imposer tel ou tel test mais de proposer aux professionnels les connaissances sur les outils qui les aideront à asseoir leur raisonnement, en référence au développement normal de l'enfant.
L’orthophonie est la discipline paramédicale destinée à prévenir et à traiter les troubles de la communication liés à des pathologies de la voix, de la parole et du langage oral et écrit, quelles qu’en soient les causes et quel que soit l’âge du sujet. L’orthophoniste a plusieurs rôles : d’observateur, de révélateur et médiateur, de remédiateur ou thérapeute.
Une des missions du médecin de Protection Maternelle et Infantile et du médecin de Promotion de la Santé en Faveur des Elèves consiste en un dépistage précoce des handicaps et des difficultés susceptibles d'entraver la scolarité. Ces médecins doivent aussi agir en appui de l'équipe éducative pour une meilleure prise en charge des élèves afin de favoriser l'intégration des enfants atteints d'un handicap.
Face aux troubles d'apprentissage, le neuropédiatre a une place privilégiée. Il connaît parfaitement le développement de l'enfant dans ses différents aspects. Il sait apprécier le parcours de l'enfant dans son environnement, au niveau familial et social. Il connaît les pathologies qui peuvent entraver ce développement. Le neuropédiatre peut aider à la compréhension des facteurs neuropsychologiques des troubles spécifiques des apprentissages. Il peut utiliser son expertise lors de chaque étape de la prise en compte d'un trouble de l'apprentissage chez l'enfant : le diagnostic, la prise en charge et son suivi. Cependant, ceci n'est possible qu'au prix d'une formation spéciale dans le domaine de la neuropsychologique de l'enfant.
La plupart des enfants « dys » ne relèvent pas d'une consultation auprès d'un psychiatre d'enfant. Les indications d'avis et de prise en charge pédopsychiatriques sont bien définies : en cas d'existence de troubles associés susceptibles de compliquer la rééducation (THADA, Troubles anxieux (TOC), dépression…) ou dans le cas de retentissements des troubles des apprentissages sur la qualité de vie de l'enfant. Un avis psychiatrique doit donc être demandé en cas de stagnation injustifiée de la rééducation malgré un diagnostic bien établi, de modification de l'humeur ou d'apparition de troubles du comportement pénalisant les apprentissages (rituels, instabilité…).
Le médecin de l'enfant connaît l'enfant et son environnement familial. Il est donc le mieux placé pour tenir compte de la globalité de cet enfant. Et, en particulier en ce qui concerne les troubles des apprentissages, il peut faire la part des choses entre des déficits cognitifs et des difficultés psychologiques ou socioculturelles. Le rôle du pédiatre est essentiel dans le dépistage, le diagnostic différentiel, l'orientation vers le ou les professionnels compétents qui affirmeront le diagnostic et éventuellement rééduqueront. La synthèse de l'intervention des différents spécialistes, la guidance parentale et l'appréciation du suivi de l'enfant relèvent aussi de ses compétences.
Les psychologues apportent leurs compétences dans l'évaluation des troubles des apprentissages, en tenant compte de la complexité des processus cognitifs, affectifs et environnementaux qui interagissent dans le développement de l'enfant. Les psychologues proposent une écoute, des outils d'investigations et des interprétations du fonctionnement psychologique de l'enfant. Ils apportent, avec l'approche qui leur est propre, une contribution précieuse dans la compréhension des troubles, le suivi de l'enfant et de ses parents. Comment le psychologue scolaire peut-il se situer par rapport aux troubles spécifiques des apprentissages ? Quelle est sa place et quel rôle a-t-il dans le réseau professionnel d’une prise en charge multidisciplinaire dans un domaine où la dimension psychologique reste un sujet de débats ? Un bon développement des fonctions non-verbales et corporelles est nécessaire aux apprentissages et à l'adaptation scolaire. C'est au développement de ces fonctions que se consacrent les psychomotriciens.
L'ergothérapie est une profession paramédicale qui s'exerce au sein d'une équipe pluridisciplinaire et sur prescription médicale. Elle intervient tout au long du processus de rééducation, de réadaptation et de réinsertion des personnes en situation de handicap.
Les associations se constituent pour la plupart autour de la difficulté des familles qui, isolées, découvrent que leur enfant est atteint d'un trouble durable du langage. Ce sont les problèmes rencontrés à l'école qui sont souvent les premiers détonateurs d'une démarche active. La première préoccupation est de sortir de l'isolement, puis de s'informer, obtenir la reconnaissance des troubles, trouver des solutions pour assurer les apprentissages de l'enfant dans un contexte où la scolarité est prévue pour un enseignement identique pour tous. Les réflexions seront locales ou nationales, elles devront apporter des réponses rapides à la demande des familles, structurées à la demande des institutions, et toujours en organisant la collaboration entre les parents et les professionnels, l'Education nationale et la Santé.
Les Inventaires Français du Développement Communicatif (IFDC) ont été obtenus à partir de comptes-rendus parentaux retraçant le développement gestuel et langagier précoce chez des enfants de huit à trente mois en voie d'acquisition du français. Ces inventaires permettent une évaluation rapide du niveau de développement en termes quantitatifs (nombre de gestes réalisés, de mots produits et / ou compris, longueur moyenne des énoncés) et qualitatifs (types de gestes, nature sémantique et grammaticale des premiers mots). A ce jour, les résultats concernent une population de 1211 enfants qui sert de référence.
Le DPL3 n'est pas un test mais un outil de repérage des troubles du langage oral chez le jeune enfant mis à disposition d'un enseignant dans saclasse ou d'un médecin en consultation sur le principe de l'observation. Il ne s'agit pas de se placer en situation de test mais de profiter des occasions offertes par les différentes activités de la classe ou de la consultation pour repérer des comportements selon un cadre précis. Les éléments repérés sont à reporter dans un second temps sur une fiche récapitulative.
Le questionnaire Langage et comportement - 3 ans 1/2 est proposé pour dépister précocement, en Petite Section de Maternelle, les difficultés de langage et de comportement. Validé, cet outil de dépistage représente une méthode « légère », applicable dans le milieu de vie de l'enfant, impliquant une personne en contact quotidien avec lui, et dont la formation autorise une observation de qualité : l'enseignant(e) d'école maternelle. Ce questionnaire permet de faire l'économie de procédures spécialisées de diagnostic pour tous les cas où le dépistage a été négatif, c'est à dire pour la majorité des enfants.
L'intérêt de dépister et d'orienter précocement les enfants déficitaires ou troublés dans leur développement cognitif et langagier est majoritairement reconnu. Les médecins avaient besoin d'outils simples, rapides et fiables pour remplir leur rôle en médecine de prévention à deux âges charnières : quatre ans, l'âge des compétences langagières et cinq, six ans, l'âge d'accès aux apprentissages fondamentaux. Depuis 1991, les outils ERTL4 et ERTLA6, épreuves de repérage à l'usage des médecins ont été élaborés grâce à une continuelle collaboration entre orthophonistes, pédiatres, médecins de Protection Maternelle et Infantile puis de l'Education nationale, épidémiologistes.
Au cours des années soixante-dix, face à l'augmentation régulière et inquiétante du nombre d'enfants atteints de pathologies langagières, les orthophonistes ont défini le concept de prévention de ces troubles. Il s'agissait de mettre en place des actions ciblées d'information et de dépistage permettant, si nécessaire, une prise en charge précoce et adaptée. Les résultats attendus de cette démarche originale reposaient sur une question simple : les actions de prévention pouvaient-elles entraîner une plus grande efficacité des diverses interventions ou orientations proposées ? Le PER 2000 a été conçu dans cet esprit pour l'examen des enfants de trois ans et demi à cinq ans et demi. Une des justifications d’un service de santé à l’école est de s’intéresser principalement à l’enfant « élève ». L’élève est un être en développement qui, à l’école, doit se socialiser en apprenant. Ceci fait des retards et troubles d’apprentissage une des préoccupations essentielles du médecin de l’Education nationale qui, dans le cadre de ses missions, réalise des bilans de santé pour dépister les difficultés susceptibles d’entraver la scolarité. Ce bilan est réalisé pour tous les enfants entre cinq et six ans durant l’année de Grande Section de Maternelle. La batterie de dépistage BSEDS 5-6 a été élaborée en 1997 par les services de santé scolaire de l’académie de Grenoble pour répondre à cette exigence. Les recherches de ces vingt dernières années ont permis d'identifier les différentes compétences mises en jeu dans la lecture. Comme le reprend le projet de programme (septembre 2001) pour le cycle 2 : « Apprendre à lire, c'est apprendre à mettre en jeu en même temps deux activités très différentes : celle qui conduit à identifier des mots écrits, celle qui conduit à en comprendre la signification... Seule la reconnaissance des mots est spécifique de la lecture. La seconde n'est pas dissemblable de celle qui porte sur le langage oral… ». Les élèves qui présentent des difficultés de lecture et d'orthographe dues à un trouble de la reconnaissance des mots sont environ 10 à 15 %, du cycle 3 au collège. Il est important de pouvoir les identifier au plus tôt afin de leur proposer une prise en charge pédagogique adaptée et si nécessaire une prise en charge orthophonique.
La batterie intitulée la BREV (Batterie Rapide d'EValuation des fonctions cognitives) a été conçue par des neuropédiatres, orthophonistes et neuropsychologues comme une batterie de dépistage des troubles cognitifs chez l'enfant de quatre à neuf ans. Son utilisation permet un rapide « screening » neuropsychologique qui fait partie de l'examen neurologique. Ses deux objectifs sont de détecter les enfants suspects d'un déficit cognitif et de définir le profil de ce déficit afin d'orienter l'enfant vers le professionnel compétent qui confirmera et rééduquera le trouble. Son utilisation par les professionnels de la santé permet le dépistage précoce des enfants déficitaires sur le plan cognitif, soit à titre systématique, soit devant une situation d'échec scolaire, soit dans les pathologies à haut risque de désordre neuropsychologique comme l'épilepsie. La BREV permet d'obtenir des informations objectives sur le fonctionnement du langage oral et écrit, des fonctions graphiques, visuo-spatiales et exécutives, de l'attention et de la mémoire verbale et visuo-spatiale ainsi que sur les acquisitions scolaires. Comme toute démarche neuropsychologique chez l'enfant requiert une référence au stade de développement de ces différentes fonctions cognitives, son élaboration a nécessité la prise en compte des connaissances sur le développement normal. La BREV s'inscrit dans un raisonnement de l'examinateur, nécessitant les connaissances de bases sur les troubles des apprentissages.
L'examen neuromoteur fait partie de l'examen général de tout enfant vu pour un examen systématique au même titre qu'une auscultation pulmonaire : il permet de définir le « style moteur » de l'enfant et d'éliminer une affection neurologique d'expression motrice : l'expression motrice évolue selon la maturation du système nerveux central jusqu'à dix, douze ans et diffère d'un enfant à l'autre au même âge. Cet examen est particulièrement important chez un enfant présentant des troubles des apprentissages au même titre que l'appréciation de la capacité respiratoire chez un enfant suspect de maladie pulmonaire : il permet de vérifier qu'ils sont isolés dans le cadre de troubles développementaux ou de savoir s'ils sont associés à une maladie neurologique.
L’examen neuromoteur fait partie de l’examen général de tout enfant vu pour un examen systématique au même titre qu’une auscultation pulmonaire : il permet de définir le « style moteur » de l’enfant et d’éliminer une affection neurologique d’expression motrice : l’expression motrice évolue selon la maturation du système nerveux central jusqu’à dix, douze ans et diffère d’un enfant à l’autre au même âge. Cet examen est particulièrement important chez un enfant présentant des troubles des apprentissages au même titre que l’appréciation de la capacité respiratoire chez un enfant suspect de maladie pulmonaire : il permet de vérifier qu’ils sont isolés dans le cadre de troubles développementaux ou de savoir s’ils sont associés à une maladie neurologique.
Le diagnostic des troubles spécifiques des apprentissages exclut les troubles de la personnalité. Pour cela, l'investigation de l'organisation mentale de l'enfant est indispensable. Elle permet de voir l'ensemble du fonctionnement dont font partie les processus cognitifs et instrumentaux. La consultation psychologique représente un cadre particulier qui sollicite une rencontre aux enjeux relationnels multiples entre les parents, l'enfant et le psychologue clinicien : s'y déploient l'émotionnel et le rationnel, le conscient et l'inconscient. Ce bilan psychologique est un temps d'écoute de la souffrance de l'enfant et de ses parents. C'est également un temps de recueil des éléments contribuant au diagnostic : l'entretien clinique, le dessin et le jeu pour les plus petits, ainsi que les données de la situation particulière des épreuves projectives, vont constituer des données importantes pour connaître la personnalité de l'enfant et ses troubles.
La première échelle d'intelligence remonte au début du XXème siècle. Elle a été créée par Binet et Simon [2] dans le but de repérer et dépister les élèves en difficultés scolaires, à une époque où l'école primaire était devenue obligatoire. On a eu par la suite recours à ces échelles pour objectiver en termes de Quotient Intellectuel (QI) les retards mentaux, qui étaient qualifiés, toujours au début de ce siècle, en termes psychiatriques, d'imbécillité, d'idiotie et de crétinisme. Les batteries d'efficience intellectuelle, ou tests de QI, sont couramment utilisées par les psychologues qui travaillent avec des enfants. Elles servent encore actuellement aux orientations des enfants vers les différents domaines médico-éducatifs. Ces batteries ont pour vocation de tester les aptitudes de raisonnement, d'abstraction, les connaissances, et aussi un certain nombre de savoir-faire. Les aptitudes sont quantifiées et standardisées en QI qui est une variable statistique dont la distribution est normale (Fig.1).
La neuropsychologie
clinique de l'enfant a comme objectifs principaux l'évaluation
et la prise en charge de certains dysfonctionnements cognitifs (développementaux
et acquis) comme les troubles du langage oral et écrit, de l'attention,
de la perception, des praxies, de la motricité, de l'apprentissage
et de la mémoire. Les neuropsychologues procèdent à
l'évaluation des différentes composantes cognitives en
utilisant des tests et des épreuves qui présentent aujourd'hui
le défaut d'avoir été étalonnés sur
des populations hétérogènes d'enfants. La publication
en France d'une batterie neuropsychologique généraliste
pour enfants est, de ce fait, très intéressante.
Chez l'enfant et l'adolescent,
les comportements observés sont en général les
comportements sociaux (développement et adaptation à
l'environnement), l'anxiété, la dépression, les
peurs. Il existe deux méthodes d'évaluation comportementale
: l'observation comportementale directe et les questionnaires d'auto-évaluation
et d'hétéro-évaluation. Ces questionnaires définissent
les composantes comportementales en les décrivant et non en
les interprétant.
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