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Les conséquences sur les apprentissages de quelques maladies neurologiques
Psychopathologies et troubles des apprentissages
L'épilepsie est la plus fréquente
des pathologies neurologiques responsables de troubles des apprentissages
et ces troubles ne sont généralement pas des déficiences
intellectuelles globales. La connaissance précise du profil
cognitif est indispensable pour guider les pratiques pédagogiques
et rééducatives. Ceci justifie les deux articles principaux
sur les troubles neuropsychologiques dans l'épilepsie : Ces deux articles seront complétés
par trois autres articles concernant spécifiquement le syndrome
de Landau-Kleffner et les conséquences cognitives des paroxysmes
épileptiques intercritiques : Les épilepsies constituent un
ensemble d'affections extrêmement différentes. Leurs
conséquences sur les fonctions cognitives sont extrêmement
diverses (C. Billard, p.13). Il faut donc se garder de généralisation
abusive et considérer :
Les troubles cognitifs (et donc des
apprentissages) sont fréquents dans l'épilepsie même
chez l'enfant sans déficience intellectuelle (I. Jambaqué,
p. 22). On sait aujourdhui que ces troubles n'ont pas une expression
homogène et constante, comme on le pensait autrefois lorsqu'on
parlait de « démence » et de « personnalité
épileptique ». La démarche sera donc toujours
la même : L'évaluation de l'efficience
intellectuelle verbale et non-verbale est toujours le premier temps
de cette évaluation mais seulement 12 à 14 % des enfants
épileptiques ont un QI<70. Rajoutez à cela le rôle des médicaments anti-épileptiques sur les fonctions cognitives et... les troubles psychoaffectifs, ou comportementaux bien compréhensibles et connus ; l'ensemble de ces deux articles (C. Billard, p.13, I. Jambaqué, p. 22) montre que la prise en charge d'un enfant épileptique ne s'arrête pas à la prescription du médicament. L'orientation éclairée ne peut être faite qu'au prix d'une analyse précise du profil cognitif.
Décrit depuis plusieurs dizaines d'années, le syndrome de Landau-Kleffner a fait couler beaucoup d'encre concernant sa pathogénie. Celle-ci est maintenant bien connue : il s'agit des conséquences en termes de déficits cognitifs des paroxysmes intercritiques. Le diagnostic est encore parfois tardif. Et le traitement est insuffisant sur le plan épileptique et rééducatif... au grand drame des enfants car le pronostic est aujourd'hui dépendant de la précocité et de la qualité de cette double réponse thérapeutique. Le syndrome de Landau-Kleffner est
la plus fréquente des aphasies acquises de l'enfant. Ses liens
avec les paroxysmes EEG intercritiques et l'épilepsie à
POCS sont décrits dans l'article Les paroxysmes EEG intercritiques
et les troubles des apprentissages (C. Billard, p. 27). La rééducation d'un Landau-Kleffner
est difficile (D. Garnier-Lasek, p. 42). Avant que l'EEG soit normalisé,
en règle générale par les corticoïdes, la
rééducation se résume, mais ce n'est pas une
mince affaire et c'est essentiel, par l'apprentissage des codes substitutifs
à la communication. Les gestes du Français signé
sont les plus utilisés, en association avec les pictogrammes,
pour faire comprendre à l'enfant le sens des gestes. L'apprentissage
du code change tout à la vie des enfants porteurs d'un syndrome
de Landau-Kleffner qui, dans leur forme complète, sont totalement
isolés comme s'ils étaient totalement sourds.
Les progrès considérables
de la génétique ont permis de comprendre l'étiologie
d'un certain nombre de retards mentaux, fournissant ainsi une explication
claire à des parents dépourvus et culpabilisés
par la particularité de leur enfant. Ces progrès permettent
de prévenir certaines conséquences, ainsi que d'éclairer
le conseil génétique.
La trisomie 21 est la plus fréquente
des aberrations chromosomiques responsables d'un déficit intellectuel.
Elle entraîne une dysmorphie bien connue (rendant le regard
d'autrui si douloureux pour les familles et les enfants), une déficience
mentale de gravité infiniment variable et bien d'autres symptômes
divers dont la grande hypotonie corporelle et bucco-faciale.
La littérature a longtemps été
polémique sur l'existence ou non de troubles des apprentissages
chez les enfants atteints d'une myopathie de Duchenne, puis sur la
nature de ces troubles, déficit intellectuel global ou trouble
spécifique, enfin sur leur pathogénie, psychologique
liée au pronostic effroyable ou organique liée au problème
génétique.
Les enfants IMC ont certes un handicap
moteur de nature et de gravité diverses. En revanche, ils ont
souvent des capacités cognitives totalement ou partiellement
conservées (D. Truscelli, p. 63). Les troubles cognitifs qu'ils
présentent dépendent de la localisation des lésions
cérébrales et de la plasticité neuronale qui
a permis certains ré-arrangements. Les capacités préservées
serviront de base aux apprentissages et à la réhabilitation. Tout ceci permettra de répondre de façon adaptée aux différents troubles dysarthriques, dyspraxiques, agnosiques du langage oral et écrit observés dans cette population
Il ne s'agit pas, là non plus, d'un trouble du développement mais d'un trouble acquis qui demeure une cause importante du handicap cognitif principalement chez les garçons adolescents (A. Laurent-Vannier, C. Delaye, p. 69). L'atteinte intellectuelle et comportementale conditionne le devenir à long terme des enfants victimes de traumatisme crânien grave, bien plus que les séquelles neurologiques motrices. Une évaluation précise des déficits est essentielle pour guider les soins. Comme pour tous les troubles cognitifs, les liens étroits avec les parents et les intervenants de l'école ainsi que leur investissement jouent un rôle privilégié dans l'accompagnement des enfants.
Longtemps méconnu, sous estimé,
voire négligé, l'état dépressif de l'enfant
existe et touche 3 à 5 % des six à douze ans. Qu'il
soit associé à un trouble spécifique de l'apprentissage
(dyslexie, dyspraxie, troubles attentionnels), ou qu'il soit lui-même
responsable de difficultés d'apprentissages, cette partie souligne,
comme beaucoup des contributions psychiatriques ou psychologiques
(du fait du ralentissement, des difficultés de concentration
et de motivation), que le lien est très complexe et très
étroit entre le domaine psychique et le domaine cognitif, chacun
interférant avec l'autre. C'est peu dire que les troubles dépressifs
retentissent sur l'adaptation et l'apprentissage.
Etrange paradoxe que cette frange des enfants dont le fonctionnement intellectuel aux batteries de QI est nettement plus performant que la moyenne des enfants et qui ne sont pas toujours indemnes de troubles des apprentissages. Qui plus est, les compensations que ces enfants précoces établissent, masquent alors leurs difficultés pourtant pénalisantes. On peut éclaircir le débat
sur la précocité sur les données suivantes : O. Revol (p. 79) a une grande expérience des enfants précoces. Il décrit ce qu'on peut leur apporter comme soins, si nécessaire, et comme aide pédagogique ainsi que comme guidance parentale.
Le fonctionnement « neuropsychologique
» et le fonctionnement « psychique » chez l'enfant,
comme chez l'adulte, ne sont pas deux univers séparés
mais agissent en interaction et intrication pour permettre les apprentissages.
Le développement de la vie psychique a aussi son importance
dans le domaine des apprentissages, en intrication avec le développement
des fonctions cognitives.
On entend sous ce terme l'autisme infantile,
le syndrome d'Asperger, le syndrome de Rett, les troubles désintégratifs
de l'enfance et les troubles envahissants du développement
non spécifiés Les troubles des apprentissages des
enfants autistes touchent :
Aujourd'hui, l'évaluation correcte des fonctions cognitives et des apprentissages des enfants autistes aide à mieux définir les stratégies rééducatives et pédagogiques. La place de la psychanalyse dans les prises en charge pédopsychiatriques Un ouvrage sur les troubles des apprentissages
se devait d'intégrer une contribution en présentant
l'approche psychanalytique. C. Graindorge (p. 98), psychiatre et psychanalyste,
souligne l'intrication étroite de la vie psychique et du fonctionnement
cognitif. Il peut s'agir du retentissement psychologique d'un échec
scolaire mais il s'agit aussi des troubles complexes dont l'approche
psychopathologique est alors essentielle. On aurait pu aussi aborder les autres aspects plus comportementalistes ou cognitivistes, O. Revol et P. Fourneret les ont inclus dans leurs différents articles.
Les troubles neuropsychologiques dans l'épilepsie
Les épilepsies sont la plus grande cause de troubles cognitifs « acquis » et non développementaux. La diversité des épilepsies est aujourd'hui bien reconnue et la description des différents syndromes épileptiques permet de définir les caractéristiques et le pronostic de ces différentes maladies. Il est donc clair que la description des troubles cognitifs des épilepsies, toutes épilepsies confondues, donne une vision limitée car trop globale des signes, de la prise en charge et du pronostic de ces maladies. Nous allons donc tenter à travers la littérature et à travers une grande étude nationale récente d'aborder les différents troubles neuropsychologiques des différentes épilepsies.
Les troubles de l'apprentissage sont fréquents chez l'enfant épileptique et représentent un véritable problème de santé publique. Un examen neuropsychologique peut contribuer à l'évaluation diagnostique et thérapeutique des épilepsies. De même, la description fine du profil cognitif est essentielle pour concevoir un projet de réhabilitation neuropsychologique et permettre une meilleure intégration scolaire. La majorité des enfants épileptiques a un niveau intellectuel normal ou subnormal et peut développer son potentiel d'apprentissage grâce à des mesures de soutien psychopédagogique et une approche rééducative conjointement aux thérapeutiques médicales.
Nous avons été « éduqués » dans l'adage : « Il faut traiter une épilepsie et non un EEG ». En effet, de tout temps, et de façon sensée, les auteurs ont souligné que le critère d'efficacité d'une thérapeutique antiépileptique, chez l'enfant, était uniquement la diminution de la fréquence des crises. La diminution des activités paroxystiques (AP) électroencéphalographiques intercritiques n'était en rien un objectif du traitement. Les épilepsies à paroxysmes rolandiques, par exemple, en sont témoin, puisque les anomalies EEG (pointes lentes intercritiques) qui sont un critère diagnostique, n'ont aucun caractère inquiétant particulier et peuvent exister sans aucune crise épileptique et persister jusqu'à la puberté, même si les crises ont disparu, sans être modifiées par les antiépileptiques usuels. Récemment cet adage a été battu en brèche avec trois arguments : - Les connaissances sur l'aphasie épilepsie de Landau–Kleffner, et sur ses liens avec l'épilepsie à Pointes Ondes Continues du Sommeil (POCS), qui en ont été le premier modèle. - La description des « Transitory Cognitive Impairment (TCI) », autre argument de déficits cognitifs concomittants des paroxysmes intercritiques. - La notion récente de déficits neuropsychologiques dans les épilepsies partielles idiopathiques, qui a remis en question l'inocuité des paroxysmes intercritiques et la totale bénignité des Epilepsies à Paroxysmes Rolandiques (EPR) Les conséquences cognitives possibles des anomalies paroxystiques intercritiques sont actuellement reconsidérées avec leur conséquences pratiques.
L'aphasie acquise avec épilepsie (AAE) ou syndrome de Landau-Kleffner (SLK) s'exprime par une détérioration majeure du langage chez des enfants de deux à sept ans, ayant normalement développé des compétences langagières. Ces enfants présentent une agnosie auditive totale ou seulement verbale qui est concomitante à la détérioration du langage (aphasie globale ou mixte) et à un trouble sévère de la compréhension. Des anomalies paroxystiques bitemporales à l'électroencéphalogramme (EEG) sont relevées lors de la phase active de la maladie (Pointe Ondes Continues de Sommeil : POCS) [2, 4, 9]. Le pronostic de récupération dépend de l'âge de début du syndrome, de la précocité du diagnostic, du contrôle de l'activité épileptique, de la localisation et de l'étendue de la dysfonction épileptique. Une rééducation orthophonique adaptée semble jouer un rôle non négligeable qu'elle soit centrée sur le langage oral et/ou sur les codes visuo-gestuels. L'aspect relationnel est majeur lors de la prise en charge de ces enfants. Le syndrome de Landau-Kleffner doit être abordé et compris dans un contexte général des troubles cognitifs et comportementaux qui sont le plus souvent constatés chez les enfants épileptiques.
La rééducation spécifique du langage dans le syndrome de Landau-Kleffner ne peut se faire qu'au prix d'une suppression du processus épileptique représenté par les paroxysmes EEG et rendant inopérantes les aires de langage. Sinon, il ne peut s'agir que de compensation par la mise en place de codes substitutifs de communication tels les gestes du français signé. C'est dire que la rééducation doit se concevoir dans un partenariat avec une équipe spécialisée en épileptologie. Elle est alors fondamentale car il ne suffit pas de libérer les aires de langage du dysfonctionnement épileptique pour rendre le langage fonctionnel. L'analyse d'un cas permet de décrire : la mise en place des codes substitutifs, la démutisation, le travail sur le langage écrit et sur la discrimination phonémique, la production articulatoire et phonologique, l'enrichissement du stock lexical et de la syntaxe. Les conséquences sur les apprentissages de quelques maladies neurologiques
L’évaluation et la prise en charge des retards mentaux de l’enfant représentent un enjeu majeur en pratique pédiatrique en raison de leur fréquence importante. De plus, la recherche de leur cause - l’étiologie - est souvent difficile, voire infructueuse mais elle est primordiale. Elle seule permet de répondre au mieux aux questions essentielles des parents : Pourquoi ? D’où viennent les problèmes de notre enfant ? Que va-t-il devenir, sera-t-il autonome à l’âge adulte ? Comment pouvons-nous l’aider ? Et avons-nous un risque d’avoir un autre enfant retardé ? La plupart des personnes trisomiques rencontrent des difficultés langagières qui s’inscrivent dans une déficience mentale globale, même si, bien sûr, les compétences de communication sont très différentes d’un trisomique à l’autre. Nous en décrirons les invariants liés à la trisomie en nous attachant aux marqueurs susceptibles d’influer sur le développement de la communication et du langage. Enfin, nous proposerons quelques pistes d’éducation précoce et de rééducation.
La dystrophie musculaire de Duchenne est la plus fréquente des myopathies de l'enfant. Elle est liée à une anomalie génétique récessive du chromosome X, transmise par les mères et affectant les garçons. Elle se caractérise par une dégradation musculaire progressive, inéluctable, aboutissant à la perte de la marche aux alentours de dix ans et au décès après vingt ans.
Les maladies neurologiques consécutives à des lésions cérébrales précoces congénitales ou acquises laissent des séquelles motrices localisées ou diffuses. Le déficit instrumental peut-il retentir sur le développement cognitif ? Si oui, dans quelle mesure ? Quels sont les moyens de réparation ?
Le traumatisme crânio-cérébral (TCC) constitue la première cause de mortalité de l'enfant. Il est plus fréquent et plus violent chez le garçon. Jusqu'à trois, quatre ans, il est le plus souvent consécutif à une chute et, plus tard, à un accident de la voie publique ( enfant piéton heurté par un véhicule motorisé). L'atteinte somatique (paralysie, tremblements, diminution du champ visuel…) peut être minime et parfois régresse complètement. L'atteinte intellectuelle et surtout comportementale est un facteur déterminant de la réinsertion. L'organisation des soins doit veiller à leur spécificité et à leur continuité. La famille et l'école jouent un rôle privilégié. Psychopathologies et troubles des apprentissages
Longtemps sous-estimées, pour ne pas dire négligées, les manifestations dépressives caractérisées, chez l'enfant âgé de six à treize ans, sont constamment à l'origine de difficultés d'adaptation et dans les apprentissages scolaires, quand celles-ci n'en résument pas tout simplement l'unique manifestation de surface. De fait, si une analyse détaillée du profil cognitif de l'enfant s'avère indispensable pour ne pas passer à côté d'une atteinte spécifique des compétences instrumentales - qu'il s'agisse d'un éventuel trouble dyslexique, dyspraxique ou des ressources attentionnelles - un regard sur son fonctionnement affectif et sur la qualité de son équilibre émotionnel se révèle également tout aussi essentiel. Ceci au regard du lien dynamique complexe unissant le domaine affectif à celui du cognitif, chacun interférant sur le fonctionnement de l'autre au travers d'interactions multiples. A ce titre, le dépistage et l'identification clinique d'un trouble de l'humeur chez l'enfant, que celui-ci soit la conséquence ou fasse le lit de difficultés d'apprentissages, constituent un véritable enjeu diagnostique et thérapeutique qu'il convient une nouvelle fois de souligner. Après un bref rappel épidémiologique, nous nous attacherons dans cet article à décrire les principaux signes cliniques évocateurs d'un trouble de l'humeur chez l'enfant d'âge scolaire, pour terminer sur une présentation nécessairement succincte des grandes modalités thérapeutiques actuellement utilisées.
Rappelons tout d'abord que l'anxiété est une donnée existentielle de base à laquelle quiconque ne saurait échapper. Elle se caractérise communément par un état de tension psychique pénible produit soit, du fait d'un événement pénible à venir ; soit, parfois, face à une situation d'apparence anodine, tout au moins sans risque vital clairement perceptible. Dimension normale du fonctionnement psychique du sujet, l'anxiété ne peut être considérée comme pathologique que si elle envahit durablement son espace mental, avec pour conséquence, d'entraver significativement ses capacités d'adaptation à l'environnement.
Les enfants précoces représentent 5 % des enfants d'âge scolaire ; un enfant précoce sur deux est en difficulté à l'école. La précocité intellectuelle ne peut se résumer à un QI élevé ; les compétences sont souvent hétérogènes et le profil cognitif doit être analysé avec soin. Les troubles d'apprentissage de l'enfant précoce sont liés à des facteurs individuels (équipement neurobiologique, personnalité) et environnementaux (attitude de l'école, réactions parentales). L'absence ou le retard de dépistage de la précocité sont des facteurs de risque d'échec scolaire et de troubles affectifs.
Les troubles des apprentissages peuvent s'intégrer dans des pathologies de la personnalité. Ces pathologies peuvent être de différents types. Certaines névroses graves peuvent entraîner des inhibitions psychiques lourdes. Certaines pathologies, aux limites de la psychose, appelées « dysharmonies évolutives », peuvent également entraîner des dysfonctionnements cognitifs. Enfin, les pathologies limites s'inscrivant dans un axe entre névrose et psychose peuvent également entraver les processus d'apprentissage de l'enfant. Les troubles envahissants du développement (TED) définis dans les classifications internationales des troubles mentaux DSM-IV et de CIM recouvrent plusieurs entités sémiologiques tels que le trouble autistique, le syndrome d'Asperger, le syndrome de Rett, les troubles désintégratifs de l'enfance et les troubles envahissants du développement non spécifiés. Ces syndromes, dont les mécanismes étiopathogéniques sont probablement divers, partagent des caractéristiques cliniques particulières qui sont : - les altérations qualitatives des interactions sociales, - les anomalies qualitatives de la communication, - les intérêts spécifiques, restreints et envahissants. Il existe une importante hétérogénéité au sein des TED, la variation qualitative des déficits évoqués est directement corrélée au niveau de développement de chaque enfant. Les troubles des apprentissages font partie des difficultés rencontrées par les enfants ayant un TED. Pour clarifier notre propos, nous traiterons essentiellement dans cet article des troubles des apprentissages dans le syndrome autistique, qui est le TED le mieux documenté dans la littérature. Nous insisterons dans un premier temps sur le lien direct entre troubles des apprentissages et niveau cognitif du sujet puis, avant d'aborder spécifiquement chaque trouble des apprentissages, nous résumerons les principaux courants de recherche en neuropsychologie permettant d'aborder les mécanismes particuliers impliqués dans la genèse des difficultés d'apprentissage des enfants autistes. Enfin sous le terme global de trouble des apprentissages nous aborderons successivement : les troubles du langage dans l'autisme, les troubles de la lecture et du calcul ainsi que les troubles de la motricité.
Les troubles envahissants du développement (TED) définis dans les classifications internationales des troubles mentaux DSM-IV et de CIM recouvrent plusieurs entités sémiologiques tels que le trouble autistique, le syndrome d’Asperger, le syndrome de Rett, les troubles désintégratifs de l'enfance et les troubles envahissants du développement non spécifiés. Ces syndromes, dont les mécanismes étiopathogéniques sont probablement divers, partagent des caractéristiques cliniques particulières qui sont : - les altérations qualitatives des interactions sociales, - les anomalies qualitatives de la communication, - les intérêts spécifiques, restreints et envahissants. Il existe une importante hétérogénéité au sein des TED, la variation qualitative des déficits évoqués est directement corrélée au niveau de développement de chaque enfant. Les troubles des apprentissages font partie des difficultés rencontrées par les enfants ayant un TED. Pour clarifier notre propos, nous traiterons essentiellement dans cet article des troubles des apprentissages dans le syndrome autistique, qui est le TED le mieux documenté dans la littérature. Nous insisterons dans un premier temps sur le lien direct entre troubles des apprentissages et niveau cognitif du sujet puis, avant d’aborder spécifiquement chaque trouble des apprentissages, nous résumerons les principaux courants de recherche en neuropsychologie permettant d’aborder les mécanismes particuliers impliqués dans la genèse des difficultés d’apprentissage des enfants autistes. Enfin sous le terme global de trouble des apprentissages nous aborderons successivement : les troubles du langage dans l’autisme, les troubles de la lecture et du calcul ainsi que les troubles de la motricité.
Les troubles spécifiques des apprentissages ont, comme leur nom l'indique, des origines spécifiques. Mais, comme tous les troubles, ils ont en règle générale des conséquences multidimensionnelles, en particulier psychologiques. De plus, certains enfants présentent des troubles complexes qui requièrent certes une approche neuropsychologique mais aussi psychopathologique. Dans ces cas, seule une analyse psychopathologique extrêmement précise permet alors de comprendre les différents niveaux en cause et donc de déterminer une prise en charge multidimensionnelle adaptée. |
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