Les conséquences sur les apprentissages de quelques maladies neurologiques

Psychopathologies et troubles des apprentissages

Introduction

Les troubles neuropsychologiques dans l'épilepsie

L'épilepsie est la plus fréquente des pathologies neurologiques responsables de troubles des apprentissages et ces troubles ne sont généralement pas des déficiences intellectuelles globales. La connaissance précise du profil cognitif est indispensable pour guider les pratiques pédagogiques et rééducatives. Ceci justifie les deux articles principaux sur les troubles neuropsychologiques dans l'épilepsie :
- L'un écrit par une neurologue et pédiatre C. Billard (p.13) qui partira des études de la littérature sur les différentes épilepsies.
- L'autre écrit par une psychologue spécialisée en neuropsychologie, I. Jambaqué (p. 22), qui fera la description des déficits éventuels.
Deux points de vue complémentaires qui se recoupent souvent.

Ces deux articles seront complétés par trois autres articles concernant spécifiquement le syndrome de Landau-Kleffner et les conséquences cognitives des paroxysmes épileptiques intercritiques :
- Paroxysmes EEG intercritiques et troubles des apprentissages dont le syndrome de Landau-Kleffner et les épilepsies à pointes ondes continues dans le sommeil (C. Billard, p. 27).
- Sémiologie des syndromes de Landau-Kleffner (G. Leloup, p. 36).
- Etude de cas d'un syndrome de Landau-Kleffner (D. Garnier-Lasek, p. 42).

Les épilepsies constituent un ensemble d'affections extrêmement différentes. Leurs conséquences sur les fonctions cognitives sont extrêmement diverses (C. Billard, p.13). Il faut donc se garder de généralisation abusive et considérer :
- Le syndrome épileptique précis présenté par l'enfant et les facteurs d'altérations cognitives possibles (lésion cérébrale associée ou non, fréquence des crises, des anomalies EEG, posologie et type de médicament antiépileptique, vécu psychoaffectif de la maladie…).
- Le niveau global aux échelles composites psychométriques.
- L'évaluation précise, par le professionnel concerné, des différentes fonctions cognitives (langage oral, écrit, attention, mémoire, aptitudes visuo-praxiques…).

Les troubles neuropsychologiques dans l'épilepsie

Les troubles cognitifs (et donc des apprentissages) sont fréquents dans l'épilepsie même chez l'enfant sans déficience intellectuelle (I. Jambaqué, p. 22). On sait aujourdhui que ces troubles n'ont pas une expression homogène et constante, comme on le pensait autrefois lorsqu'on parlait de « démence » et de « personnalité épileptique ». La démarche sera donc toujours la même :
- faire un inventaire précis des déficits (et des fonctions préservées) chez tel enfant à tel âge,
- en déduire l'orientation vers le ou les professionnels qui rééduqueront ; en déduire aussi les bases cognitives qui guideront la pédagogie différenciée.

L'évaluation de l'efficience intellectuelle verbale et non-verbale est toujours le premier temps de cette évaluation mais seulement 12 à 14 % des enfants épileptiques ont un QI<70.
Les difficultés psychomotrices (lenteur, maladresse...) et la latéralité manuelle à gauche sont fréquentes dans beaucoup d'épilepsies.
Les troubles du langage oral, en dehors des syndromes de Landau-Kleffner et des « aphasies critiques », sont assez mal décrits dans la littérature même s'il est fait mention de « retard de langage ». Il en est de même pour les troubles d'apprentissage de la lecture dans l'épilepsie.
L'attention et les fonctions exécutives sont certainement les fonctions cognitives les plus sensibles aux différentes maladies épileptiques. Une meilleure connaissance des troubles attentionnels, soit « exogènes » (liés à la perception par l'enfant des informations du monde extérieur), soit « endogènes » (liés à un déficit plus spécifique à l'enfant, en particulier du cortex préfrontal) devrait amener à des prises en charge thérapeutiques plus ciblées.
Enfin, les troubles de la mémoire de travail et à long terme sont aussi une plainte fréquente, plus particulièrement dans les épilepsies temporales.

Rajoutez à cela le rôle des médicaments anti-épileptiques sur les fonctions cognitives et... les troubles psychoaffectifs, ou comportementaux bien compréhensibles et connus ; l'ensemble de ces deux articles (C. Billard, p.13, I. Jambaqué, p. 22) montre que la prise en charge d'un enfant épileptique ne s'arrête pas à la prescription du médicament. L'orientation éclairée ne peut être faite qu'au prix d'une analyse précise du profil cognitif.

Le syndrome de Landau-Kleffner

Décrit depuis plusieurs dizaines d'années, le syndrome de Landau-Kleffner a fait couler beaucoup d'encre concernant sa pathogénie. Celle-ci est maintenant bien connue : il s'agit des conséquences en termes de déficits cognitifs des paroxysmes intercritiques. Le diagnostic est encore parfois tardif. Et le traitement est insuffisant sur le plan épileptique et rééducatif... au grand drame des enfants car le pronostic est aujourd'hui dépendant de la précocité et de la qualité de cette double réponse thérapeutique.

Le syndrome de Landau-Kleffner est la plus fréquente des aphasies acquises de l'enfant. Ses liens avec les paroxysmes EEG intercritiques et l'épilepsie à POCS sont décrits dans l'article Les paroxysmes EEG intercritiques et les troubles des apprentissages (C. Billard, p. 27).
La symptomatologie linguistique des syndromes de Landau-Kleffner (G. Leloup, p. 36) peut être décrite en cinq points : l'agnosie auditive, l'aphasie, les troubles neuropsychologiques associés, les troubles du langage écrit et du comportement.
Elle peut aussi être décrite en deux périodes : la phase active de la maladie (pendant l'épilepsie active) et la phase de récupération (les paroxysmes EEG ayant disparu).
La prise en charge dépendra aussi de la phase d'évolution de la maladie : le maintien de communication par un code gestuel est l'objectif essentiel de la phase active chez un enfant complètement agnosique. Une fois les EEG normalisés, le travail de discrimination auditive deviendra alors l'objectif prioritaire ainsi que le « ré-apprentissage » du langage oral et le travail sur la médiation phonologique de la lecture.

La rééducation d'un Landau-Kleffner est difficile (D. Garnier-Lasek, p. 42). Avant que l'EEG soit normalisé, en règle générale par les corticoïdes, la rééducation se résume, mais ce n'est pas une mince affaire et c'est essentiel, par l'apprentissage des codes substitutifs à la communication. Les gestes du Français signé sont les plus utilisés, en association avec les pictogrammes, pour faire comprendre à l'enfant le sens des gestes. L'apprentissage du code change tout à la vie des enfants porteurs d'un syndrome de Landau-Kleffner qui, dans leur forme complète, sont totalement isolés comme s'ils étaient totalement sourds.
Ensuite, ce n'est qu'après la normalisation de l'EEG, que peut commencer la vraie rééducation du langage :
- Démutiser ces enfants qui, en général, dans les formes précoces, ont perdu toute production, même vocalique.
- Favoriser, dès que possible, l'apprentissage d'un petit stock de mots écrits, en global, associés aux gestes du Français signé et aux pictogrammes.
- S'appuyer sur ces mots pour les oraliser, même si le déficit phonologique reste majeur.
- Travailler sur la perception et la production des sons, à l'aide de logiciels comme le Speech Viewer, les gestes Borel, les syllabes écrites.
- Réapprendre la syntaxe en compréhension comme en expression.
La prise en charge d'un syndrome de Landau-Kleffner sera d'autant plus difficile, longue, et laissera d'autant plus de séquelles, que la maladie est survenue tôt, aura été diagnostiquée tard, traitée tardivement avec efficacité (le critère étant là la normalisation de l'EEG)...

Syndromes dysmorphiques et phénotypes cognitifs

Les progrès considérables de la génétique ont permis de comprendre l'étiologie d'un certain nombre de retards mentaux, fournissant ainsi une explication claire à des parents dépourvus et culpabilisés par la particularité de leur enfant. Ces progrès permettent de prévenir certaines conséquences, ainsi que d'éclairer le conseil génétique.
La comparaison entre le profil comportemental et cognitif de ces pathologies génétiques et l'anomalie génétique elle-même a permis d'élaborer la notion de « profil comportemental et cognitif » (M.O. Livet, A. Moncla, p. 47). Particularités des dysmorphies (plus ou moins visibles selon l'âge), particularités du comportement (comme l'hilarité des syndromes d'Angelman, l'agitation des X-Fragile ou la boulimie des Prader-Willi), profil cognitif (comme la dissociation au détriment des performances non-verbales des Williams), l'analyse clinique guidera la recherche de l'anomalie génétique.
D'où l'importance de bien lire, bien regarder les dysmorphies, les mieux connues de ces pathologies génétiques qui, malgré tout, restent rares.

Trisomie 21 et fonctions cognitives

La trisomie 21 est la plus fréquente des aberrations chromosomiques responsables d'un déficit intellectuel. Elle entraîne une dysmorphie bien connue (rendant le regard d'autrui si douloureux pour les familles et les enfants), une déficience mentale de gravité infiniment variable et bien d'autres symptômes divers dont la grande hypotonie corporelle et bucco-faciale.
L'accompagnement familial est toujours indispensable. En ce qui concerne les soins prodigués aux enfants trisomiques, ils doivent toujours comporter cet accompagnement. Qu'en est-il des rééducations individuelles ? D. Crunelle (p. 56), qui a une grande expérience du suivi précoce des enfants trisomiques, relate les effets de la prise en charge sur la communication et l'hypotonie bucco-faciale si invalidante. En revanche, une meilleure connaissance des indications et des limites de ces soins est un vrai problème de santé publique. Quand on sait que plus d'un enfant dyslexique ou dysphasique sur deux ne bénéficie pas de l'intensité de la rééducation indispensable à l'acquisition de la lecture et quand on lit que le suivi en rééducation des enfants trisomiques ne doit jamais s'interrompre, faute de quoi, ils perdent les acquis qu'ils ont faits, on se trouve confronter à un problème délicat, philosophique, politique, économique...

Dystrophie musculaire de Duchenne et troubles des apprentissages

La littérature a longtemps été polémique sur l'existence ou non de troubles des apprentissages chez les enfants atteints d'une myopathie de Duchenne, puis sur la nature de ces troubles, déficit intellectuel global ou trouble spécifique, enfin sur leur pathogénie, psychologique liée au pronostic effroyable ou organique liée au problème génétique.
Actuellement, les études de la littérature sont claires, cohérentes et les conséquences sur la prise en charge en sont fondamentales (C. Billard, p. 60).
Les enfants Duchenne peuvent n'avoir aucun déficit cognitif. Dans de rares cas, ils ont une déficience intellectuelle globale souvent associée à des troubles du comportement et, ceci, particulièrement, lorsque la délétion intéresse les deux principales dystrophines exprimées dans le cerveau. Mais les troubles les plus fréquents sont ni plus ni moins les mêmes que ceux que l'on rencontre dans une dyslexie phonologique faisant suite à un trouble spécifique du développement du langage oral. On peut maintenant mettre en place une vraie stratégie de repérage, dépistage, rééducation et pédagogie adaptée. Tout laisse à penser que ces enfants accéderont alors à la lecture.

Les troubles cognitifs acquis et l'infirmité motrice cérébrale

Les enfants IMC ont certes un handicap moteur de nature et de gravité diverses. En revanche, ils ont souvent des capacités cognitives totalement ou partiellement conservées (D. Truscelli, p. 63). Les troubles cognitifs qu'ils présentent dépendent de la localisation des lésions cérébrales et de la plasticité neuronale qui a permis certains ré-arrangements. Les capacités préservées serviront de base aux apprentissages et à la réhabilitation.
D'où la nécessité :
- De ne pas se fier aux apparences : un déficit moteur important ne signifie pas obligatoirement un déficit mental important.
- D'évaluer les fonctions cognitives des enfants IMC, non pas globalement (ici, comme ailleurs du reste, le QI global n'a aucun intérêt car il ne fera pas ressortir les hétérogénéités) mais précisément, fonction par fonction, en dépassant l'émotivité liée au handicap moteur.
- Dans cette évaluation du tableau clinique et des lésions visibles en imagerie, de s'orienter avec discernement car il n'y a pas de parallélisme obligatoire entre l'étendue de la lésion et l'importance des déficits cognitifs.

Tout ceci permettra de répondre de façon adaptée aux différents troubles dysarthriques, dyspraxiques, agnosiques du langage oral et écrit observés dans cette population

Les séquelles cognitives des traumatismes crâniens sévères

Il ne s'agit pas, là non plus, d'un trouble du développement mais d'un trouble acquis qui demeure une cause importante du handicap cognitif principalement chez les garçons adolescents (A. Laurent-Vannier, C. Delaye, p. 69). L'atteinte intellectuelle et comportementale conditionne le devenir à long terme des enfants victimes de traumatisme crânien grave, bien plus que les séquelles neurologiques motrices. Une évaluation précise des déficits est essentielle pour guider les soins. Comme pour tous les troubles cognitifs, les liens étroits avec les parents et les intervenants de l'école ainsi que leur investissement jouent un rôle privilégié dans l'accompagnement des enfants.

Les troubles dépressifs et les troubles anxieux des enfants

Longtemps méconnu, sous estimé, voire négligé, l'état dépressif de l'enfant existe et touche 3 à 5 % des six à douze ans. Qu'il soit associé à un trouble spécifique de l'apprentissage (dyslexie, dyspraxie, troubles attentionnels), ou qu'il soit lui-même responsable de difficultés d'apprentissages, cette partie souligne, comme beaucoup des contributions psychiatriques ou psychologiques (du fait du ralentissement, des difficultés de concentration et de motivation), que le lien est très complexe et très étroit entre le domaine psychique et le domaine cognitif, chacun interférant avec l'autre. C'est peu dire que les troubles dépressifs retentissent sur l'adaptation et l'apprentissage.
Le cortège des signes qui permettent de reconnaître les états dépressifs est essentiel à connaître.
Les troubles chroniques de l'humeur sont à évoquer si l'enfant présente la majeure partie du temps, sur au moins une année, une tristesse, une irritabilité, des crises de colères marquées et que le fonctionnement familial scolaire ou social en est significativement altéré. C'est à ce moment là qu'il faut prendre en charge si on veut éviter le risque d'épisode dépressif majeur avec ses mécanismes de désocialisation, de culpabilité marquée et d'anhédonie.
P. Fourneret (p. 72) aborde les grands axes de la prise en charge, les thérapies individuelles, dont les modalités d'intervention dépendront de la gravité du trouble, du fonctionnement des enfants et de leur famille. Les thérapies « psychoaffectives » sont évidemment prioritaires. Mais il aborde aussi, et en association, la place des médicaments, sujet encore trop tabou en France.
L'anxiété est une dimension normale du fonctionnement de chacun mais, quand elle excessive, elle peut envahir l'espace mental (P. Fourneret, p. 76). C'est à ce titre qu'elle peut entraver l'adaptation et les apprentissages de l'enfant. L'hyperanxiété, la phobie scolaire et les Troubles Obsessionnels et Compulsifs (les fameux TOC si médiatisés) sont source de souffrance, de retentissement sur les apprentissages et la réussite scolaire, retentissement qui va aggraver l'anxiété. P. Fourneret reprend aussi ici les symptômes cliniques de ces troubles et les bases de leur prise en charge.

La précocité intellectuelle et les troubles des apprentissages

Etrange paradoxe que cette frange des enfants dont le fonctionnement intellectuel aux batteries de QI est nettement plus performant que la moyenne des enfants et qui ne sont pas toujours indemnes de troubles des apprentissages. Qui plus est, les compensations que ces enfants précoces établissent, masquent alors leurs difficultés pourtant pénalisantes.

On peut éclaircir le débat sur la précocité sur les données suivantes :
- En dehors de leur fonctionnement intellectuel supérieur (selon les définitions, un QI supérieur à 125 ou à 130 définit la précocité), les enfants précoces ne constituent pas un tout homogène. La précocité n'est pas une « maladie ».
- Certains enfants précoces ne présentent aucune difficulté réelle dadaptation, de socialisation, de fonctionnement, d'apprentissage. Ils n'ont pas de plainte et on ne les voit ni chez les psychologues ni chez les médecins. Simplement, ils sont plus rapides intellectuellement.
- La « dyssynchronie » cognitive est tout de même assez caractéristique du fonctionnement de la précocité avec un développement plus rapide du langage que de la motricité. Ils sont alors plus habiles sur les problèmes, le raisonnement, les exposés, que sur l'écriture et le sport.
- L'intelligence aiguë de ces enfants peut les rendre hypersensibles aux problèmes du monde, très curieux des préoccupations des adultes et donc plus éloignés des relations de jeux des enfants de leur âge.
- Leur demande scolaire est souvent bien éloignée du programme des enfants de leur âge, d'où la nécessité de « nourrir » cette curiosité.
- Enfin, ils peuvent être précoces et atteints de dyspraxie, de dyslexie, de troubles attentionnels qui doivent alors être reconnus et pris en charge... même si ces enfants ont l'air de compenser.
S'agit-il d'un fonctionnement biologique particulier avec un développement plus étendu des réseaux neuronaux leur donnant ces capacités intuitives et de raisonnement ? Ou, s'agit-il d'un fonctionnement psychique particulier, leurs angoisses et leur ennui masquant la recherche d'une place unique, l'effroi devant la confrontation ? Vaste sujet !

O. Revol (p. 79) a une grande expérience des enfants précoces. Il décrit ce qu'on peut leur apporter comme soins, si nécessaire, et comme aide pédagogique ainsi que comme guidance parentale.

Les troubles des apprentissages et les enfants « interdits de penser »

Le fonctionnement « neuropsychologique » et le fonctionnement « psychique » chez l'enfant, comme chez l'adulte, ne sont pas deux univers séparés mais agissent en interaction et intrication pour permettre les apprentissages. Le développement de la vie psychique a aussi son importance dans le domaine des apprentissages, en intrication avec le développement des fonctions cognitives.
C'est dans cet esprit que C. Graindorge (p. 85), pédopsychiatre et psychanalyste, évoque le retentissement des pathologies névrotiques et des psychopathologies appelées « états limites » sur les apprentissages de l'enfant. Cet article ne doit pas faire resurgir les vieilles polémiques entre les facteurs « psychogènes » et les facteurs « organiques » responsables des troubles des apprentissages. Les troubles spécifiques des apprentissages existent et leur analyse neuropsychologique fine est tout aussi indispensable que la réponse adaptée en rééducation et en pédagogie. En même temps, les psychopathologies moins évidentes que les troubles envahissants du développement peuvent empêcher un enfant de mobiliser sa pensée pour rentrer dans les apprentissages ou peuvent aggraver un déficit cognitif bien précis. L'analyse clinique des comportements des enfants atteints de psychopathologie complète les articles sur l'évaluation psychodynamique faite par O. Herztler (cf. le livret Les professionnels et leurs outils) et les articles sur la guidance et les liens entre psychopathologie et langage (cf. le livret Langage oral).
Seule la conjonction de l'analyse neuropsychologique fine décrivant les troubles cognitifs et de l'analyse psychopathologique, si elle est nécessaire, permet ces soins pluridisciplinaires indispensables pour beaucoup d'enfants. Pas l'un à la place de l'autre mais l'un associé à l'autre.

Les troubles envahissants du développement

On entend sous ce terme l'autisme infantile, le syndrome d'Asperger, le syndrome de Rett, les troubles désintégratifs de l'enfance et les troubles envahissants du développement non spécifiés
(N. Chabane, p. 92).
Bien sûr, les apprentissages des enfants atteints de troubles envahissants du développement dépendent du niveau cognitif des enfants. Néanmoins, un certain nombre de particularités ont amené à des hypothèses sur les caractéristiques communes des apprentissages, au moins dans l'autisme infantile.
- La théorie de l'esprit est une de ces hypothèses : les enfants autistes ne peuvent pas éprouver le fonctionnement psychologique de leur environnement (émotions, désirs, pensées) ni, du reste, de leur propre fonctionnement. Cette difficulté évolue positivement de façon épisodique et partielle.
- Le déficit des fonctions exécutives, c'est-à-dire de la programmation et planification, serait la seconde hypothèse d'un déficit particulier.
- La troisième hypothèse est un déficit de la « cohérence centrale » responsable chez les autistes de capacités de traitement des détails mais pas de la globalité.

Les troubles des apprentissages des enfants autistes touchent :
- Le langage oral : 20 à 30 % des autistes acquièrent le langage (jamais après six ans). Ils présentent un déficit de la compréhension implicite, ou imagée et figurative (« Donner sa langue au chat » est pris au premier degré). La qualité pragmatique (son utilisation dans le contexte) est pauvre.
- Le langage écrit : lorsque le niveau cognitif le permet, il est caractérisé par un déchiffrement de qualité, voire plus rapide que les enfants ordinaires (hyperlexie) mais avec une faible compréhension du texte lu.
- Les compétences en mathématiques sont faibles dans toutes les tâches nécessitant une abstraction et une conceptualisation.
- Les études sur la motricité, enfin, sont peu valables compte-tenu de l'hétérogénéité des syndromes autistiques.

L'évaluation doit intégrer l'évaluation intellectuelle des compétences sociales, de communication et de motricité.

Aujourd'hui, l'évaluation correcte des fonctions cognitives et des apprentissages des enfants autistes aide à mieux définir les stratégies rééducatives et pédagogiques.

La place de la psychanalyse dans les prises en charge pédopsychiatriques

Un ouvrage sur les troubles des apprentissages se devait d'intégrer une contribution en présentant l'approche psychanalytique. C. Graindorge (p. 98), psychiatre et psychanalyste, souligne l'intrication étroite de la vie psychique et du fonctionnement cognitif. Il peut s'agir du retentissement psychologique d'un échec scolaire mais il s'agit aussi des troubles complexes dont l'approche psychopathologique est alors essentielle.
Claire, précise, sans préjugé, cette contribution enrichit les nombreux textes neuropsychologiques ou neurologiques.

On aurait pu aussi aborder les autres aspects plus comportementalistes ou cognitivistes, O. Revol et P. Fourneret les ont inclus dans leurs différents articles.

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Les troubles neuropsychologiques dans l'épilepsie

Les épilepsies et leurs troubles cognitifs. C. Billard

Les épilepsies sont la plus grande cause de troubles cognitifs « acquis » et non développementaux. La diversité des épilepsies est aujourd'hui bien reconnue et la description des différents syndromes épileptiques permet de définir les caractéristiques et le pronostic de ces différentes maladies. Il est donc clair que la description des troubles cognitifs des épilepsies, toutes épilepsies confondues, donne une vision limitée car trop globale des signes, de la prise en charge et du pronostic de ces maladies. Nous allons donc tenter à travers la littérature et à travers une grande étude nationale récente d'aborder les différents troubles neuropsychologiques des différentes épilepsies.

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Les troubles neuropsychologiques dans les épilepsies. I. Jambaqué

Les troubles de l'apprentissage sont fréquents chez l'enfant épileptique et représentent un véritable problème de santé publique. Un examen neuropsychologique peut contribuer à l'évaluation diagnostique et thérapeutique des épilepsies. De même, la description fine du profil cognitif est essentielle pour concevoir un projet de réhabilitation neuropsychologique et permettre une meilleure intégration scolaire. La majorité des enfants épileptiques a un niveau intellectuel normal ou subnormal et peut développer son potentiel d'apprentissage grâce à des mesures de soutien psychopédagogique et une approche rééducative conjointement aux thérapeutiques médicales.

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Les paroxysmes EEG intercritiques et les troubles des apprentissages. C. Billard

Nous avons été « éduqués » dans l'adage : « Il faut traiter une épilepsie et non un EEG ». En effet, de tout temps, et de façon sensée, les auteurs ont souligné que le critère d'efficacité d'une thérapeutique antiépileptique, chez l'enfant, était uniquement la diminution de la fréquence des crises. La diminution des activités paroxystiques (AP) électroencéphalographiques intercritiques n'était en rien un objectif du traitement. Les épilepsies à paroxysmes rolandiques, par exemple, en sont témoin, puisque les anomalies EEG (pointes lentes intercritiques) qui sont un critère diagnostique, n'ont aucun caractère inquiétant particulier et peuvent exister sans aucune crise épileptique et persister jusqu'à la puberté, même si les crises ont disparu, sans être modifiées par les antiépileptiques usuels. Récemment cet adage a été battu en brèche avec trois arguments :

- Les connaissances sur l'aphasie épilepsie de Landau–Kleffner, et sur ses liens avec l'épilepsie à Pointes Ondes Continues du Sommeil (POCS), qui en ont été le premier modèle.

- La description des « Transitory Cognitive Impairment (TCI) », autre argument de déficits cognitifs concomittants des paroxysmes intercritiques.

- La notion récente de déficits neuropsychologiques dans les épilepsies partielles idiopathiques, qui a remis en question l'inocuité des paroxysmes intercritiques et la totale bénignité des Epilepsies à Paroxysmes Rolandiques (EPR)

Les conséquences cognitives possibles des anomalies paroxystiques intercritiques sont actuellement reconsidérées avec leur conséquences pratiques.

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Le syndrôme de Landau-Kleffner, sémiologie et rééducation. G. Leloup

L'aphasie acquise avec épilepsie (AAE) ou syndrome de Landau-Kleffner (SLK) s'exprime par une détérioration majeure du langage chez des enfants de deux à sept ans, ayant normalement développé des compétences langagières. Ces enfants présentent une agnosie auditive totale ou seulement verbale qui est concomitante à la détérioration du langage (aphasie globale ou mixte) et à un trouble sévère de la compréhension. Des anomalies paroxystiques bitemporales à l'électroencéphalogramme (EEG) sont relevées lors de la phase active de la maladie (Pointe Ondes Continues de Sommeil : POCS) [2, 4, 9]. Le pronostic de récupération dépend de l'âge de début du syndrome, de la précocité du diagnostic, du contrôle de l'activité épileptique, de la localisation et de l'étendue de la dysfonction épileptique. Une rééducation orthophonique adaptée semble jouer un rôle non négligeable qu'elle soit centrée sur le langage oral et/ou sur les codes visuo-gestuels. L'aspect relationnel est majeur lors de la prise en charge de ces enfants. Le syndrome de Landau-Kleffner doit être abordé et compris dans un contexte général des troubles cognitifs et comportementaux qui sont le plus souvent constatés chez les enfants épileptiques.

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Etude de cas, Julie une enfant présentant une aphasie acquise de Landau-Kleffner. D. Garnier-Lasek

La rééducation spécifique du langage dans le syndrome de Landau-Kleffner ne peut se faire qu'au prix d'une suppression du processus épileptique représenté par les paroxysmes EEG et rendant inopérantes les aires de langage. Sinon, il ne peut s'agir que de compensation par la mise en place de codes substitutifs de communication tels les gestes du français signé. C'est dire que la rééducation doit se concevoir dans un partenariat avec une équipe spécialisée en épileptologie. Elle est alors fondamentale car il ne suffit pas de libérer les aires de langage du dysfonctionnement épileptique pour rendre le langage fonctionnel. L'analyse d'un cas permet de décrire : la mise en place des codes substitutifs, la démutisation, le travail sur le langage écrit et sur la discrimination phonémique, la production articulatoire et phonologique, l'enrichissement du stock lexical et de la syntaxe.

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Les conséquences sur les apprentissages de quelques maladies neurologiques

Les syndromes dysmorphiques et les phénotypes cognitifs. M. O. Livet, A. Moncla

L’évaluation et la prise en charge des retards mentaux de l’enfant représentent un enjeu majeur en pratique pédiatrique en raison de leur fréquence importante. De plus, la recherche de leur cause - l’étiologie - est souvent difficile, voire infructueuse mais elle est primordiale. Elle seule permet de répondre au mieux aux questions essentielles des parents : Pourquoi ? D’où viennent les problèmes de notre enfant ? Que va-t-il devenir, sera-t-il autonome à l’âge adulte ? Comment pouvons-nous l’aider ? Et avons-nous un risque d’avoir un autre enfant retardé ?

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La trisomie et le langage. D. Crunelle

La plupart des personnes trisomiques rencontrent des difficultés langagières qui s’inscrivent dans une déficience mentale globale, même si, bien sûr, les compétences de communication sont très différentes d’un trisomique à l’autre. Nous en décrirons les invariants liés à la trisomie en nous attachant aux marqueurs susceptibles d’influer sur le développement de la communication et du langage. Enfin, nous proposerons quelques pistes d’éducation précoce et de rééducation.

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Les troubles cognitifs et la dystrophie musculaire de Duchenne. C. Billard

La dystrophie musculaire de Duchenne est la plus fréquente des myopathies de l'enfant. Elle est liée à une anomalie génétique récessive du chromosome X, transmise par les mères et affectant les garçons. Elle se caractérise par une dégradation musculaire progressive, inéluctable, aboutissant à la perte de la marche aux alentours de dix ans et au décès après vingt ans.

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Les troubles cognitifs acquis et IMC. D. Truscelli

Les maladies neurologiques consécutives à des lésions cérébrales précoces congénitales ou acquises laissent des séquelles motrices localisées ou diffuses.

Le déficit instrumental peut-il retentir sur le développement cognitif ? Si oui, dans quelle mesure ? Quels sont les moyens de réparation ?

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La prise en charge de l'enfant après traumatisme crânio-cérébral grave. A. Laurent-Vannier, C. Delaye

Le traumatisme crânio-cérébral (TCC) constitue la première cause de mortalité de l'enfant. Il est plus fréquent et plus violent chez le garçon. Jusqu'à trois, quatre ans, il est le plus souvent consécutif à une chute et, plus tard, à un accident de la voie publique ( enfant piéton heurté par un véhicule motorisé). L'atteinte somatique (paralysie, tremblements, diminution du champ visuel…) peut être minime et parfois régresse complètement. L'atteinte intellectuelle et surtout comportementale est un facteur déterminant de la réinsertion. L'organisation des soins doit veiller à leur spécificité et à leur continuité. La famille et l'école jouent un rôle privilégié.

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Psychopathologies et troubles des apprentissages

Les troubles de l'humeur en psychopathologie infantile et leurs rapports avec les apprentissages.
P. Fourneret

Longtemps sous-estimées, pour ne pas dire négligées, les manifestations dépressives caractérisées, chez l'enfant âgé de six à treize ans, sont constamment à l'origine de difficultés d'adaptation et dans les apprentissages scolaires, quand celles-ci n'en résument pas tout simplement l'unique manifestation de surface. De fait, si une analyse détaillée du profil cognitif de l'enfant s'avère indispensable pour ne pas passer à côté d'une atteinte spécifique des compétences instrumentales - qu'il s'agisse d'un éventuel trouble dyslexique, dyspraxique ou des ressources attentionnelles - un regard sur son fonctionnement affectif et sur la qualité de son équilibre émotionnel se révèle également tout aussi essentiel. Ceci au regard du lien dynamique complexe unissant le domaine affectif à celui du cognitif, chacun interférant sur le fonctionnement de l'autre au travers d'interactions multiples. A ce titre, le dépistage et l'identification clinique d'un trouble de l'humeur chez l'enfant, que celui-ci soit la conséquence ou fasse le lit de difficultés d'apprentissages, constituent un véritable enjeu diagnostique et thérapeutique qu'il convient une nouvelle fois de souligner. Après un bref rappel épidémiologique, nous nous attacherons dans cet article à décrire les principaux signes cliniques évocateurs d'un trouble de l'humeur chez l'enfant d'âge scolaire, pour terminer sur une présentation nécessairement succincte des grandes modalités thérapeutiques actuellement utilisées.

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Les troubles anxieux chez l'enfant. P. Fourneret

Rappelons tout d'abord que l'anxiété est une donnée existentielle de base à laquelle quiconque ne saurait échapper. Elle se caractérise communément par un état de tension psychique pénible produit soit, du fait d'un événement pénible à venir ; soit, parfois, face à une situation d'apparence anodine, tout au moins sans risque vital clairement perceptible. Dimension normale du fonctionnement psychique du sujet, l'anxiété ne peut être considérée comme pathologique que si elle envahit durablement son espace mental, avec pour conséquence, d'entraver significativement ses capacités d'adaptation à l'environnement.

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L'échec scolaire chez l'enfant précoce. O. Revol

Les enfants précoces représentent 5 % des enfants d'âge scolaire ; un enfant précoce sur deux est en difficulté à l'école. La précocité intellectuelle ne peut se résumer à un QI élevé ; les compétences sont souvent hétérogènes et le profil cognitif doit être analysé avec soin. Les troubles d'apprentissage de l'enfant précoce sont liés à des facteurs individuels (équipement neurobiologique, personnalité) et environnementaux (attitude de l'école, réactions parentales). L'absence ou le retard de dépistage de la précocité sont des facteurs de risque d'échec scolaire et de troubles affectifs.

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L'enfant interdit de penser, les dysharmonies et les pathologies limites. C. Graindorge

Les troubles des apprentissages peuvent s'intégrer dans des pathologies de la personnalité. Ces pathologies peuvent être de différents types. Certaines névroses graves peuvent entraîner des inhibitions psychiques lourdes. Certaines pathologies, aux limites de la psychose, appelées « dysharmonies évolutives », peuvent également entraîner des dysfonctionnements cognitifs. Enfin, les pathologies limites s'inscrivant dans un axe entre névrose et psychose peuvent également entraver les processus d'apprentissage de l'enfant.

Les troubles envahissants du développement (TED) définis dans les classifications internationales des troubles mentaux DSM-IV et de CIM recouvrent plusieurs entités sémiologiques tels que le trouble autistique, le syndrome d'Asperger, le syndrome de Rett, les troubles désintégratifs de l'enfance et les troubles envahissants du développement non spécifiés. Ces syndromes, dont les mécanismes étiopathogéniques sont probablement divers, partagent des caractéristiques cliniques particulières qui sont : - les altérations qualitatives des interactions sociales, - les anomalies qualitatives de la communication, - les intérêts spécifiques, restreints et envahissants. Il existe une importante hétérogénéité au sein des TED, la variation qualitative des déficits évoqués est directement corrélée au niveau de développement de chaque enfant.

Les troubles des apprentissages font partie des difficultés rencontrées par les enfants ayant un TED. Pour clarifier notre propos, nous traiterons essentiellement dans cet article des troubles des apprentissages dans le syndrome autistique, qui est le TED le mieux documenté dans la littérature. Nous insisterons dans un premier temps sur le lien direct entre troubles des apprentissages et niveau cognitif du sujet puis, avant d'aborder spécifiquement chaque trouble des apprentissages, nous résumerons les principaux courants de recherche en neuropsychologie permettant d'aborder les mécanismes particuliers impliqués dans la genèse des difficultés d'apprentissage des enfants autistes. Enfin sous le terme global de trouble des apprentissages nous aborderons successivement : les troubles du langage dans l'autisme, les troubles de la lecture et du calcul ainsi que les troubles de la motricité.

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Les troubles envahissants du développement et les troubles des apprentissages. N. Chabane

Les troubles envahissants du développement (TED) définis dans les classifications internationales des troubles mentaux DSM-IV et de CIM recouvrent plusieurs entités sémiologiques tels que le trouble autistique, le syndrome d’Asperger, le syndrome de Rett, les troubles désintégratifs de l'enfance et les troubles envahissants du développement non spécifiés. Ces syndromes, dont les mécanismes étiopathogéniques sont probablement divers, partagent des caractéristiques cliniques particulières qui sont : - les altérations qualitatives des interactions sociales, - les anomalies qualitatives de la communication, - les intérêts spécifiques, restreints et envahissants. Il existe une importante hétérogénéité au sein des TED, la variation qualitative des déficits évoqués est directement corrélée au niveau de développement de chaque enfant.

Les troubles des apprentissages font partie des difficultés rencontrées par les enfants ayant un TED. Pour clarifier notre propos, nous traiterons essentiellement dans cet article des troubles des apprentissages dans le syndrome autistique, qui est le TED le mieux documenté dans la littérature. Nous insisterons dans un premier temps sur le lien direct entre troubles des apprentissages et niveau cognitif du sujet puis, avant d’aborder spécifiquement chaque trouble des apprentissages, nous résumerons les principaux courants de recherche en neuropsychologie permettant d’aborder les mécanismes particuliers impliqués dans la genèse des difficultés d’apprentissage des enfants autistes. Enfin sous le terme global de trouble des apprentissages nous aborderons successivement : les troubles du langage dans l’autisme, les troubles de la lecture et du calcul ainsi que les troubles de la motricité.

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La psychanalyse dans les différentes prises en charge psychiatriques. C. Graindorge

Les troubles spécifiques des apprentissages ont, comme leur nom l'indique, des origines spécifiques. Mais, comme tous les troubles, ils ont en règle générale des conséquences multidimensionnelles, en particulier psychologiques. De plus, certains enfants présentent des troubles complexes qui requièrent certes une approche neuropsychologique mais aussi psychopathologique. Dans ces cas, seule une analyse psychopathologique extrêmement précise permet alors de comprendre les différents niveaux en cause et donc de déterminer une prise en charge multidimensionnelle adaptée.

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